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Projet Montréal veut se doter d’outils pour lutter contre la spéculation immobilière étrangère

Source : Pixabay

Projet Montréal souhaite obtenir les outils nécessaires pour lutter contre une possible surchauffe immobilière, comme celle qui a frappé Vancouver et Toronto.

L’Opposition officielle demandera à Québec d’amender la Loi concernant les droits sur les mutations immobilières afin que Montréal puisse imposer une taxe aux acheteurs étrangers sur les achats immobiliers résidentiels.

« Le marché immobilier de Montréal est encore sous contrôle, mais nous devons aller chercher les outils pour prévenir le problème, plutôt que de l’encadrer lorsqu’il sera trop tard. Il y a clairement eu un effet domino, qui a enflammé le marché de Vancouver à Toronto. Il est donc de notre devoir de nous y préparer, afin d’éviter de nous retrouver avec de graves problèmes d’accessibilité au logement causés par une flambée des prix soutenue par la spéculation étrangère », a déclaré Valérie Plante, cheffe de l’Opposition officielle.

Montréal a constaté, entre janvier et octobre 2016, une hausse de 62 % du nombre d’acheteurs étrangers de copropriétés. Au centre-ville de Montréal, le taux de propriétaires étrangers s’élève déjà à 5 %, ce qui correspond à la situation dans le centre-ville de Vancouver. « Les experts ont remarqué un déplacement des acheteurs étrangers de Vancouver vers Toronto à la suite de l’entrée en vigueur de la taxe de 15 %. Le même phénomène peut être envisagé à Montréal lorsque Toronto imposera, à son tour, une taxe aux acheteurs étrangers, notamment en raison de la faiblesse du dollar canadien. Nous devons nous préparer à faire face à la spéculation pour éviter que les familles montréalaises ne soient plus en mesure d’accéder à la propriété », a indiqué François W. Croteau, maire de Rosemont-La Petite-Patrie.

Déjà en 2011, un Montréalais sur cinq consacrait plus de 50 % de son revenu pour se loger. « Nous avons l’occasion de prendre les devants et d’assurer aux familles montréalaises l’accès à un logement sain et à un prix raisonnable. Ne répétons pas les erreurs de Vancouver et Toronto, qui ont trop attendu avant de réagir. Agissons dès maintenant », a conclu Valérie Plante.

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