Analyse de marché

La plus large cohorte des milléniaux transforme l’immobilier canadien, malgré les contraintes d’accessibilité et les règles hypothécaires

Crédit photo : CNW TELBEC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La masse critique des milléniaux (âgés de 25 à 30 ans) créera une importante vague de demande. Une enquête nationale montre que bien que le rêve de devenir propriétaire soit bien vivant chez cette cohorte de milléniaux, les défis auxquels ils font face sur le chemin vers l’accession à la propriété sont nombreux. Selon l’Enquête sur la masse critique des milléniaux de Royal LePage, la valeur élevée des maisons au sein des marchés urbains et l’incertitude concernant l’emploi dans d’autres régions impliquent de nouvelles stratégies et des priorités différentes pour la masse critique des milléniaux qui ont entre 25 et 30 ans, un terme créé pour définir la plus large cohorte de la génération du millénaire et l’impact de leur pouvoir d’achat potentiel.

L’enquête nationale, réalisée par la firme Léger, permet de constater que 87 pour cent des Canadiennes et Canadiens âgés entre 25 et 30 ans croient que l’achat d’une maison constitue un bon investissement. Toutefois, tandis que 69 pour cent d’entre eux espèrent être propriétaires d’ici les cinq prochaines années, seuls 57 pour cent pensent être en mesure d’atteindre cet objectif.

En plus du prix élevé des propriétés, les milléniaux de 25 à 30 ans se heurtent à des tests de résistance hypothécaires de plus en plus stricts, ce qui pousse les acheteurs potentiels à rester sur la touche, choisissant, d’une part, de demeurer locataires et d’épargner en vue d’une mise de fonds, ou d’autre part, de se déplacer dans des régions plus abordables.

Au total, près de la moitié (49 pour cent) des milléniaux de 25 à 30 ans interrogés croient que les nouvelles règles hypothécaires imposées par le gouvernement fédéral ont eu des répercussions sur les types de propriétés qu’ils peuvent se procurer, les poussant efficacement dans des segments de prix plus bas où la compétition est féroce.

Comme la province de Québec affiche un des taux les plus élevés de locataires appartenant à la masse critique des milléniaux au pays (55 pour cent), les acheteurs âgés entre 25 et 30 ans s’en sortent généralement bien sur le marché de l’immobilier. Une grande majorité d’acheteurs québécois appartenant à cette tranche d’âge (89 pour cent, soit le taux le plus élevé au pays) estiment qu’une propriété est un investissement sûr et croient que les prix des propriétés sont toujours à leur portée; seuls 23 pour cent des répondants ont indiqué qu’ils ne procéderaient pas à l’achat d’une maison au cours des cinq prochaines années par manque de moyens.

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