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Après 7 mois de pandémie, la confiance demeure : les intentions d’achat en hausse de 5 % depuis mars 2020

Le deuxième volet de l’Indice immobilier RE/MAX, résultant d’une vaste enquête régionale biannuelle portant sur l’intention des Québécois d’acheter ou de vendre leur résidence (1) et sur d’autres thèmes reliés, a été bonifié depuis sa version initiale pour évaluer plus précisément l’impact de la pandémie sur les intentions des répondants.

La première phase de l’Indice immobilier RE/MAX avait été réalisée au tout début du confinement, durant les deux dernières semaines de mars 2020.

« Ce deuxième volet nous permet de mesurer l’impact de la pandémie sur les intentions d’achat et de vente des Québécois. Au‐delà des données de l’industrie, qui dressent un portrait statique, nous voulions sonder leurs intentions, de façon à pouvoir dégager les tendances pour les cinq prochaines années. Les données confirment le dynamisme que nos courtiers constatent sur le terrain : le marché immobilier de la province devrait continuer d’être actif », a déclaré Sylvain Dansereau, vice‐président exécutif, RE/MAX Québec.

Premier constat : la confiance demeure
« Un constat se dégage : même après sept mois de pandémie, la confiance dans le marché immobilier demeure, alors que 45 % des répondants considèrent probable qu’ils achètent une propriété résidentielle au cours des cinq prochaines années, une augmentation marquée de 5 % depuis le mois de mars. Parmi les répondants de 18 à 34 ans, l’attrait est significatif, puisque 70 % d’entre eux ont l’intention de réaliser une telle acquisition », ajoute M. Dansereau.

Deuxième constat : l’attrait pour la ville, la banlieue ou la campagne
« Malgré la croissance du télétravail, on n’observe pas d’exode des villes, mais une attirance grandissante envers la campagne, tandis que la banlieue demeure de loin le premier choix pour les jeunes familles. Nous surveillons la tendance de recherche d’espaces tant intérieurs qu’extérieurs, en raison des besoins d’espaces de travail à domicile accrus et de l’engouement envers les cours privées qui facilitent la distanciation », constate M. Dansereau.

L’attrait de la ville demeure stable à 26 % (28 % en mars), alors que les variations se font remarquer dans l’attrait pour la banlieue ou la campagne. Alors que 40 % des futurs acheteurs préféreraient habiter en banlieue, une baisse de 6 % depuis le mois de mars, ceux qui recherchent la campagne marque une augmentation équivalente de 6 % (27 %).

Pour les foyers avec au moins un enfant mineur, la banlieue constitue nettement le premier choix (49 %, 22 % pour la ville et 25 % pour la campagne).

Les tendances chez les acheteurs : cour, bureau, internet haute vitesse
La pandémie a eu un impact sur les deux tiers des répondants ayant l’intention d’acheter une propriété, et tout particulièrement sur les jeunes familles.

Le quart d’entre eux vise l’achat d’une résidence avec une cour ou une plus grande cour, 20 % désirent sortir des grands centres et 16 % désirent une résidence plus grande pour y aménager un bureau. Cette tendance est toutefois moins notable à Sherbrooke (9 %) et au Saguenay – Lac‐Saint‐Jean (7 %).

Le choix d’une région desservie par un service d’internet haute vitesse constitue un facteur pour 15 % des répondants.

Les tendances chez les vendeurs : confiance d’obtenir le prix demandé, intentions de vente en croissance, rénovations
La confiance d’obtenir le prix demandé est en croissance dans la province, passant à 91 % (83 % en mars). Le Saguenay – Lac‐Saint‐Jean est la région où ce taux de confiance est le plus bas, à 75 %.

On constate une hausse chez les répondants qui considèrent probable de vendre leur propriété résidentielle au cours des cinq prochaines années, passant de 41 % (37 % en mars). Parmi ceux‐ci, 60 % ont procédé à des rénovations pour faciliter la vente de leur résidence ou obtenir un meilleur prix. Chez les futurs vendeurs, les principaux éléments qui pourraient retarder la mise en vente sont le prix élevé des autres maisons (31 %), l’insécurité économique due à la pandémie (24 %) ainsi que l’agressivité du marché actuel (22 %).

Les disparités régionales significatives
Dans la région métropolitaine de Montréal, on constate une hausse de l’intention d’acheter une propriété résidentielle, en augmentation de 43 % à 49 % depuis mars.

Dans les régions de Québec (86 %), Trois‐Rivières/Drummondville (89 %) et Sherbrooke (85 %), les répondants sont particulièrement confiants d’être en mesure de respecter leur budget. À l’inverse, les résidents de Gatineau sont significativement moins confiants (71 %) que durant la première vague (83 %).

Chez les propriétaires ayant l’intention de vendre au cours des cinq prochaines années, alors que la moyenne provinciale est de 41 %, les résidents de la grande région de Québec et de Sherbrooke se démarquent avec des intentions nettement plus basses de respectivement 29 % et 26 %. La grande région de Montréal culmine avec 45 %. Cette offre accrue laisse donc présager un marché dynamique et des opportunités intéressantes pour les acheteurs, souvent freinés par une offre limitée.

« RE/MAX continuera de surveiller l’impact de la pandémie quant aux intentions d’achat et de vente d’une propriété immobilière et les critères des Québécois quant à leur lieu de résidence », a poursuivi M. Dansereau.

1 Indice RE/MAX Six réalisé par Léger du 14 au 20 septembre 2020 auprès de 1 401 résidents de six régions du Québec. Marge d’erreur de +/‐ 2,6 %, 19 fois sur 20.
2020-11-02T11:58:11-05:00ANALYSE DE MARCHÉ|
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