L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile les résultats de son enquête 2025 sur les intentions d’achat et de vente au Québec, réalisée par la firme Léger auprès de 2 501 répondants au quatrième trimestre de 2025. Malgré un contexte économique marqué par l’inflation et l’incertitude, les intentions demeurent globalement stables. Toutefois, l’étude met en lumière des parcours résidentiels plus longs et plus complexes, particulièrement pour les jeunes ménages.

Ainsi, 21 % des Québécois prévoient acheter une résidence principale au cours des cinq prochaines années, une proportion comparable aux années précédentes. Le prix moyen anticipé à l’achat atteint 485 000 $, en hausse de 28 000 $ par rapport à 2024, accentuant la pression sur la capacité financière des ménages.

Chez les 18–34 ans, 43 % souhaitent devenir propriétaires d’ici cinq ans, alors que 33 % ont concrétisé un achat au cours des cinq dernières années. L’écart croissant entre intention et passage à l’action témoigne d’un accès plus difficile au marché, notamment en raison de la hausse rapide des prix. En 2025, les jeunes acheteurs ont payé en moyenne 392 000 $, soit une augmentation d’environ 10 % en un an. Les données révèlent également un accès plus ardu à la propriété dans la région métropolitaine de Montréal (35 % de propriétaires chez les 18–34 ans) comparativement à celle de Québec (44 %).

Les 35–54 ans demeurent un pilier du marché de la revente, avec 23 % d’intentions d’achat au cours des cinq prochaines années. Majoritairement déjà propriétaires, ces ménages effectuent des transactions liées à des changements familiaux ou professionnels, contribuant à la fluidité du marché.

Du côté des vendeurs, 14 % des propriétaires envisagent de vendre leur résidence principale d’ici cinq ans, une proportion stable. Toutefois, plus de la moitié pourraient reporter leur projet s’ils ne trouvent pas une nouvelle propriété correspondant à leurs besoins. Chez les 55 ans et plus, les intentions de vente progressent légèrement, dans un contexte de transitions de vie liées au vieillissement.

Dans l’ensemble, l’APCIQ conclut à la résilience du marché de la revente depuis 2020, tout en soulignant un risque de décrochage à long terme si l’écart entre aspirations et capacité d’achat continue de se creuser, particulièrement chez les jeunes générations.