Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dénonce le manque d’ambition du budget 2025-2026 du gouvernement du Québec en matière de logement, estimant que la création prévue de 1 000 logements abordables est largement insuffisante pour répondre à la crise actuelle.

L’organisme réclamait plutôt le financement de 10 000 logements sociaux et critique des investissements jugés trop modestes, soit 209 millions de dollars sur trois ans pour de nouveaux logements et 90 millions pour lutter contre l’itinérance, dans un budget total de 134 milliards. Selon le FRAPRU, ces montants ne reflètent pas l’ampleur des besoins, alors que des dizaines de milliers de ménages consacrent une part excessive de leurs revenus au logement.

Le regroupement souligne également les limites du Programme d’habitation abordable du Québec (PHAQ), qui finance à la fois des projets privés et sociaux, et dont les loyers demeurent souvent inaccessibles pour les ménages les plus vulnérables. Il plaide pour un recentrage des investissements vers le logement social, jugé plus durable et adapté à la capacité de payer.

Malgré certaines mesures jugées positives, notamment le renouvellement des suppléments au loyer et des investissements dans les HLM, le FRAPRU estime que le gouvernement aurait pu en faire davantage, notamment en mobilisant de nouvelles sources de revenus.

Dans ce contexte, l’organisme appelle Québec à accélérer le financement de projets en attente et à tirer profit des fonds fédéraux à venir pour augmenter significativement l’offre de logements sociaux.