
À l’approche des élections provinciales, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) interpelle les partis politiques en présentant cinq priorités jugées essentielles pour l’avenir du Grand Montréal : le transport collectif, le logement, les infrastructures municipales, l’immigration et l’environnement.
L’organisation réclame notamment une réforme du financement du transport collectif, dans un contexte où la congestion coûte déjà 6 milliards de dollars par an à la région et pourrait atteindre 10 milliards d’ici 2030. Elle souligne aussi la fragilité des finances du réseau, piloté notamment par l’Autorité régionale de transport métropolitain, et demande un cadre budgétaire plus stable et prévisible.
En matière d’habitation, la CMM insiste sur l’urgence d’accélérer la construction de logements sociaux et abordables, alors que le taux d’inoccupation des unités les moins chères plafonne à 0,4 %. Elle fixe une cible de 20 % de logements hors marché d’ici 2046 et appelle à mieux arrimer les investissements en infrastructures au développement résidentiel.
L’organisation met également en garde contre le sous-financement des infrastructures municipales, dont le déficit d’entretien atteint des dizaines de milliards de dollars, et demande une hausse de leur part dans le Plan québécois des infrastructures.
Sur le plan démographique, la CMM rappelle que l’immigration est essentielle à la croissance économique de la région et plaide pour une planification mieux alignée avec les besoins du marché du travail.
Enfin, elle souhaite le renouvellement du financement de la Trame verte et bleue afin de poursuivre la protection des milieux naturels et renforcer la résilience climatique du territoire.
Dans l’ensemble, la CMM appelle à des engagements structurants pour soutenir la compétitivité, l’attractivité et la cohésion sociale du Grand Montréal.



