
Selon Royal LePage, le marché immobilier québécois amorce 2026 avec solidité, malgré un contexte économique incertain, mais révèle une dualité marquée entre régions et types de propriétés. Au premier trimestre, le prix agrégé provincial a progressé de 4,4 % sur un an pour atteindre 473 900 $, soutenu par un manque d’inventaire et une demande toujours présente.
Le marché est désormais dominé par des acheteurs plus prudents et sélectifs, qui privilégient les propriétés clés en main et analysent davantage les coûts avant d’acheter. La fin progressive du télétravail favorise également un retour vers les centres urbains, notamment Montréal, où les maisons unifamiliales et le segment de luxe sont en croissance, tandis que les copropriétés font face à un surplus d’offre.
La Ville de Québec se démarque avec la plus forte hausse des prix au pays (+10,7 %), portée par une demande soutenue malgré un marché devenu plus discipliné. À l’inverse, Gatineau et Trois-Rivières montrent des signes de ralentissement, avec un retour des négociations et une hausse de l’inventaire. Sherbrooke poursuit pour sa part sa croissance grâce à la migration interrégionale et à des prix encore accessibles.
Dans l’ensemble, le marché québécois évolue vers un équilibre plus sain, caractérisé par une croissance modérée des prix, une offre inégale et une demande plus réfléchie. Royal LePage prévoit un printemps actif, mais nuancé, où les vendeurs de propriétés unifamiliales demeureront avantagés, contrairement au segment des copropriétés, désormais plus favorable aux acheteurs.



