Le marché canadien de l’immobilier commercial amorce un tournant au premier trimestre de 2026, marqué par une baisse des taux d’inoccupation dans les secteurs des bureaux et des immeubles industriels — une première depuis la pandémie. Selon Colliers, cette évolution reflète un redressement structurel plutôt qu’un simple effet ponctuel.

Dans le secteur des bureaux, le taux d’inoccupation recule à 13,6 %, soutenu par une demande accrue pour les espaces de catégorie A situés au centre-ville et par le retour progressif au bureau. La quasi-absence de nouvelles constructions et la conversion d’immeubles désuets contribuent à resserrer l’offre, intensifiant la concurrence pour les espaces de qualité.

Du côté industriel, le marché atteint un point d’inflexion avec une absorption dépassant les nouvelles livraisons, entraînant une légère baisse du taux d’inoccupation. Après plusieurs années de forte pression, le secteur semble se stabiliser, tandis que les promoteurs renouent avec des projets spéculatifs, signe d’un regain de confiance.

Dans l’ensemble, Colliers observe une transition vers une « nouvelle normalité », caractérisée par une croissance plus stable des bureaux, un équilibre retrouvé dans l’industriel et des performances variables dans le commerce de détail.