
La firme Décarbone+ a dévoilé un premier livre blanc chiffrant les impacts financiers de l’immobilier durable au Québec, concluant qu’un bâtiment écoresponsable peut voir sa valeur augmenter jusqu’à 5 %, tandis que l’inaction face aux enjeux climatiques pourrait entraîner une dépréciation allant jusqu’à 11 %.
Réalisée avec l’appui de partenaires comme Hydro-Québec, Caisse de dépôt et placement du Québec et le Pôle IDEOS de HEC Montréal, l’étude met en évidence le lien direct entre performance environnementale et valeur économique des actifs immobiliers.
Selon les analyses, des gains significatifs peuvent être obtenus grâce à l’efficacité énergétique : une réduction des coûts de 1 $ par pied carré peut générer une hausse de valeur de 4 % à 5 %. Dans le secteur multirésidentiel, une économie annuelle de 400 $ par logement pourrait accroître la valeur d’un immeuble de plus de 6 %. À l’inverse, les bâtiments non adaptés aux normes environnementales risquent de subir une obsolescence accélérée.
Le rapport souligne également l’émergence d’incitatifs financiers, notamment des conditions de financement avantageuses pour les actifs durables, certaines institutions offrant des réductions de taux d’intérêt de 25 à 35 points de base. Pour Banque Nationale du Canada, ces mécanismes témoignent du rôle croissant du secteur financier dans la transition écologique.
Appuyé par une méthodologie académique développée avec HEC Montréal et portée notamment par Dominique Anglade, le livre blanc propose enfin de standardiser les pratiques d’évaluation afin de mieux intégrer les critères de durabilité dans les décisions d’investissement.
Présenté comme un appel à l’action, le document invite l’ensemble de l’industrie immobilière à adopter ces standards pour assurer la résilience et la valeur à long terme des actifs.



