À l’approche des élections québécoises de 2026, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) propose aux partis politiques une série de 12 mesures visant à préserver, moderniser et faciliter le transfert du parc locatif privé. L’organisation soutient que le modèle québécois, largement composé de petits propriétaires, est fragilisé et que le parc existant constitue une importante source de logements abordables.

Les propositions sont regroupées en quatre grands chantiers. La CORPIQ demande notamment la création d’un Observatoire québécois de l’habitation, d’une Table Québec-Logement ainsi qu’une réforme du Tribunal administratif du logement, qu’elle juge engorgé. Elle propose aussi une refonte des programmes de rénovation et un crédit d’impôt de 30 % pour les rénovations locatives, notamment pour les travaux visant l’efficacité énergétique.

L’association souhaite également moderniser les mesures d’aide au logement, notamment en faisant en sorte que l’aide puisse suivre le locataire plutôt que le logement. Elle réclame par ailleurs un guichet de prévention de l’itinérance et un fonds de sécurité locative encadré. Enfin, elle propose des mesures fiscales pour faciliter le repreneuriat immobilier, afin que le départ à la retraite d’une génération de propriétaires ne favorise pas une concentration accrue du parc entre les mains de grands investisseurs.

Selon la CORPIQ, le secteur locatif privé génère 32,1 milliards de dollars de valeur ajoutée par année, soit 5,6 % du PIB québécois, et soutient plus de 135 000 emplois. L’organisation souligne toutefois que 72,6 % des immeubles locatifs ont été construits avant 1990 et que le coût des rénovations a augmenté de 49 % entre 2017 et 2025.