BULLETIN D'INFORMATION POUR PROFESSIONNELS EN IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
//La hausse du prix des propriétés à Montréal surpassera celle des plus importantes villes canadiennes en 2019

La hausse du prix des propriétés à Montréal surpassera celle des plus importantes villes canadiennes en 2019

Selon l’Étude sur les prévisions du marché de Royal LePage publiée le 11 décembre dernier, les prix des propriétés à travers le Canada devraient s’apprécier dans la fourchette basse à un chiffre en 2019. À l’échelle nationale, on prévoit que le prix d’une maison croîtra légèrement de 1,2 pour cent pour atteindre 638 257 $. Dans la région du Grand Toronto, le marché devrait connaître des gains modestes, le prix médian d’une maison augmentant de 1,3 pour cent pour atteindre 854 552 $. Dans le Grand Vancouver, les prix des maisons devraient demeurer relativement stables, avec une augmentation de seulement 0,6 pour cent du prix médian pour atteindre 1 291 144 $. Lorsque l’on compare les grandes régions métropolitaines à l’échelle nationale, l’on s’attend que le marché immobilier de la région du Grand Montréal affiche les plus importantes augmentations, avec une hausse du prix médian de 3,0 pour cent pour atteindre 421 306 $.

« Les marchés ne sont pas parfaits. Ils surchauffent, puis sont confrontés à une correction », a dit Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Le marché immobilier en 2019 restera dans le cycle correctionnel qui s’est entamé en 2018, avec des hausses des prix et des ventes inférieures à la moyenne à long terme, après quelques années d’appréciation inconfortablement élevée des prix dans nos plus grands marchés. Il s’agit là d’une affirmation qui touche l’ensemble du pays, mais nous devons tenir compte du fait que notre grande nation est un marché de marchés. Pour offrir de l’information pertinente aux consommateurs et à la communauté d’affaires, nos prévisions comprennent à la fois une dimension nationale et régionale. »

« J’attire l’attention sur deux facteurs qui influencent nos prévisions et qui méritent une considération spéciale. D’abord, les prix des maisons s’apprécient, quoique à un rythme moins soutenu. Puis, le marché immobilier canadien est aidé par des bases économiques solides, y compris un taux robuste de formation de nouveaux ménages et une excellente croissance en matière d’emploi. L’avenir du marché du logement au pays demeure brillant, peut-être un peu trop. Avec un nombre croissant de travailleurs profitant d’un emploi stable, qui cherchent à mettre un toit au-dessus de leurs têtes, et la rareté des logements locatifs, les décideurs politiques dans nos principaux marchés seront confrontés une fois de plus à la pénurie de logements. Au-delà d’un problème d’abordabilité, nous devrons encore une fois composer avec une crise de l’offre dans le paysage immobilier résidentiel », a ajouté M. Soper.
Le marché de 2019 tient son rythme trépidant d’un nombre d’incertitudes, au-delà de la flambée des prix des dernières années. Cela comprend des taux d’intérêt en lente croissance, des risques rattachés au commerce international, les prix à l’exportation du pétrole brut continuellement bas, et l’intervention réglementaire, particulièrement en Colombie-Britannique.

Le 5 décembre 2018, la Banque du Canada a annoncé qu’elle n’augmenterait pas son taux directeur de 1,75 pour cent pour le moment, mentionnant un secteur de l’énergie plus faible que prévu. Tandis que des hausses de taux supplémentaires sont attendues en 2019, le maintien des taux actuels est de bon augure étant donné que les acquéreurs de propriété aspirent à maximiser ce qu’ils peuvent se permettre.

M. Soper a apporté les précisions suivantes : « Les changements démographiques et de l’immigration continueront de faire pression sur l’offre déjà limitée dans les années à venir. Notre recherche entourant les intentions d’achat de la masse critique des milléniaux, des premiers acheteurs canadiens dans la tranche des 25-31 ans, démontre que la grande majorité comptent devenir propriétaires. De nombreux immigrants de par le monde possédant une bonne capacité financière, y compris ceux provenant des États-Unis, sont attirés chaque année par notre pays hautement concurrentiel. Les baby-boomers, pour leur part, ont finalement atteint leur point culminant. À la lumière des recherches de Royal LePage, plusieurs membres de cette cohorte de propriétaires disent qu’ils sont prêts à échanger leurs maisons familiales devenues trop grandes pour des résidences mieux adaptées à leurs nouveaux contextes de vie. »
La Banque du Canada prévoit que le PIB augmentera de 2,1 pour cent en 2019, une hausse modeste comparativement à l’année 2018, tandis que le taux de chômage au pays a glissé à 5,6 pour cent en novembre, le plus bas niveau depuis 1976.

« Le Québec surpassera la performance nationale en 2019 », a conclu M. Soper. « Comme d’autres régions au pays, l’économie y est forte et les travailleurs sont nombreux. Ce qui fait que la province se démarque est l’abordabilité du marché immobilier. Souvenons-nous que Montréal s’est gardée de participer à l’inflation rapide du prix des maisons observée à Vancouver et à Toronto cette décennie, et à Calgary durant la décennie précédente. L’activité sera atténuée dans nos régions productrices d’énergie pour au moins une autre année étant donné les défis liés au transport et à l’offre excédentaire à l’international. Winnipeg, Ottawa et Halifax connaîtront une croissance modérée et continueront d’afficher un juste équilibre, les prix demeurant ni trop élevés, ni trop faibles. »

Prévisions des prix régionaux

Région du Grand Toronto

Le prix médian d’une maison dans la région du Grand Toronto devrait augmenter de 1,3 pour cent en 2019, élevant le prix de l’agrégat à 854 552 $. Cette attente modeste de la croissance des prix se voit soutenue par la population croissante de la région, une économie robuste et des années continues de demande comprimée en raison d’un inventaire peu élevé.

« En comparaison avec le rythme record de l’appréciation du prix des propriétés observé en 2016 et en 2017, le marché immobilier résidentiel de la région du Grand Toronto est maintenant positionné pour connaître une croissance beaucoup plus robuste et durable au cours des années à venir », a confié Chris Slightham, dirigeant et propriétaire de l’agence Royal LePage Signature Realty. « Les acquéreurs de propriété potentiels qui s’étaient vus exclus du marché ont l’occasion de se rattraper. Nous nous attendons à des ventes accrues au printemps prochain en comparaison avec l’année dernière. »

De nombreuses régions à l’extérieur du centre-ville ont connu une baisse des prix en 2018, un résultat d’une surréaction des années passées. La croissance constante de la population devrait aider les banlieues à se stabiliser et à relancer les prix à la hausse. De plus, le possible prolongement du réseau du métro vers les banlieues devrait stabiliser, voire accroître le prix des propriétés situées très près de la nouvelle infrastructure de transport public.

M. Slightham a aussi déclaré s’attendre à ce que les prix et les ventes restent fermes en 2019 dans le segment des maisons détachées.

Région du Grand Montréal

Le prix médian d’une maison dans la région du Grand Montréal devrait augmenter de 3,0 pour cent d’ici la fin de 2019, élevant le prix de l’agrégat à 421 306 $. Grâce à son économie figurant parmi les plus performantes du Canada, un taux de chômage historiquement bas et une confiance renouvelée à l’égard du commerce au sud de la frontière avec le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), le marché de l’immobilier de la région du Grand Montréal trône au sommet des villes les plus importantes du Canada en ce qui concerne la croissance prévue.

« Grâce à des hausses de prix saines prévues en 2019, nous nous attendons à ce que le marché immobilier dans la région du Grand Montréal surpasse les autres grands centres urbains du pays », a commenté Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général chez Royal LePage pour la région du Québec. « Montréal est une ville extraordinaire où vivre et travailler. Les acheteurs-en-devenir sont témoins de la hausse du prix des maisons et veulent acheter tandis que les propriétés demeurent à leur portée. »

Mentionnant l’indice de confiance des consommateurs du Québec qui a chuté en novembre sous la moyenne des cinq dernières années pour la première fois depuis janvier 2017, M. St-Pierre croit que les ventes et l’appréciation du prix des propriétés s’accéléreront au cours de la nouvelle année à un rythme plus lent qu’en 2018 dans la région et dans l’ensemble de la province. Cette tendance pourrait s’accentuer si les niveaux d’immigration se voyaient réduits par une intervention gouvernementale.

« Tandis que les précédentes augmentations du taux d’intérêt par la Banque du Canada et les règles hypothécaires resserrées par le BSIF en 2018 ont épargné le marché immobilier de la province cette année, il se peut que nous commencions à en observer les répercussions en 2019 au moment où davantage de propriétaires renouvelleront leur prêt hypothécaire », a continué M. St-Pierre. « L’avantage est que cette situation devrait contribuer à stabiliser l’inventaire. Nous anticipons une hausse des ventes de 2,0 pour cent dans la région du Grand Montréal. »

Grand Vancouver

Dans le Grand Vancouver, le prix médian d’une maison devrait augmenter de 0,6 pour cent en 2019, portant le prix de l’agrégat à 1 291 144 $. Tandis que l’économie de la Colombie-Britannique devrait bien se porter au cours de la nouvelle année, l’intervention du gouvernement fédéral et provincial, la faible abordabilité du marché et des taux d’intérêts croissants ne cesseront pas de peser sur le prix des propriétés.

« La simulation de crise du BSIF, combinée à des politiques fiscales à l’échelle provinciale, continuera d’avoir des répercussions sur le marché immobilier en 2019. La possibilité d’une augmentation des taux d’intérêt gardera aussi certains acheteurs potentiels à l’écart, car ils attendront de voir quelles seront les répercussions de taux d’intérêt plus élevés sur le marché », a expliqué Randy Ryalls, dirigeant de l’agence Royal LePage Sterling Realty. « Pour les acheteurs potentiels dont le pouvoir d’achat n’est pas limité par l’entremise des règles hypothécaires ou le financement, les occasions d’acheter à Vancouver sont excellentes. »

M. Ryalls a ajouté que tandis que les prix des maisons demeureront relativement stables en 2019, la saine économie de la région, la qualité de vie supérieure et ses magnifiques milieux naturels continueront de soutenir le marché immobilier à long terme.

Ottawa

Le prix médian d’une propriété à Ottawa devrait augmenter de 2,5 pour cent en 2019, portant le prix de l’agrégat à 487 910 $. Le marché immobilier d’Ottawa continuera de tirer profit de l’économie solide de la ville et des revenus élevés des ménages, stimulés par la fonction publique et le secteur des technologies.
« L’économie ottavienne demeure forte », a affirmé John Rogan, dirigeant à l’agence Royal LePage Performance Realty. « Nous continuons de recevoir des offres multiples effectuées sur des propriétés inscrites à un prix concurrentiel dans des quartiers très recherchés. Nous nous attendons à ce que la demande demeure forte, ce qui pourrait donner lieu à une pénurie prolongée de l’offre au cours de l’année 2019. »

M. Rogan a remarqué que ni les nouvelles règles en matière d’hypothèques mises en place par le BSIF ni les récentes hausses des taux d’intérêt n’ont eu de conséquences considérables sur le marché résidentiel d’Ottawa

Calgary

Le prix médian d’une maison à Calgary devrait diminuer de 2,3 pour cent en 2019 pour finir l’année à 473 104 $. Les prix pétroliers continuellement bas n’ont pas cessé de peser sur le marché immobilier, ce qui donne lieu à une baisse de la confiance chez les consommateurs. L’abordabilité réduite relative aux récentes hausses de taux d’intérêt et les réglementations mises en place en 2018 par le BSIF en matière d’hypothèques continueront de saper l’appréciation des prix et les ventes en 2019.

« Le marché immobilier de Calgary ne connaîtra pas de hausse des prix notable avant que les consommateurs ne s’adaptent aux changements hypothécaires, et que l’emploi à temps plein n’augmente. Nous nous attendons à une légère baisse des prix en 2019, en conséquence d’un inventaire élevé et d’une demande réduite. Cela dit, les taux d’inoccupation ont diminué, ce qui pourrait donner lieu à une opportunité pour les investisseurs et les propriétaires qui prévoient déménager à Calgary », a analysé Corinne Lyall, dirigeante et propriétaire de l’agence Royal LePage Benchmark.

Tandis que le secteur pétrolier constitue le facteur économique le plus important de la région, certaines tendances positives émergent et pourraient soutenir la stabilité de l’appréciation du prix des maisons. Le bilan migratoire de la ville en 2018 a été positif, à la différence des années précédentes pendant lesquelles les travailleurs quittaient la région pour trouver des postes dans d’autres provinces.

Edmonton

Le prix médian d’une propriété à Edmonton devrait diminuer de 1,9 pour cent d’ici la fin de l’année 2019 pour atteindre 378 691 $. De même que pour Calgary, les prix bas du pétrole ont eu des conséquences sur tous les domaines de l’économie provinciale, y compris l’immobilier. Des emplois connexes à tous les secteurs de l’extraction, de l’acheminement et de la distribution de pétrole sont supprimés, ce qui engendre une baisse de la confiance dans le marché du logement.

« En dépit de l’incertitude entourant le secteur de l’énergie, le prix des propriétés dans la ville demeure abordable et attrayant en comparaison avec d’autres régions de l’ouest du Canada », a expliqué Tom Shearer, dirigeant et propriétaire de l’agence Royal LePage Noralta Real Estate. « Les acheteurs auront une occasion en or de trouver une nouvelle maison en 2019, en particulier en début d’année, au moment où le niveau d’inventaire est élevé et la concurrence est relativement faible. »

M. Shearer a ajouté que la nouvelle simulation de crise en matière d’hypothèques a fait chuter le pouvoir d’achat des acheteurs d’environ 100 000 $ à Edmonton.

« Les règles hypothécaires du BSIF de 2018 continueront de peser sur le prix des propriétés en 2019 », a dit M. Shearer.

Winnipeg

Le prix médian d’une propriété à Winnipeg devrait augmenter de 1,3 pour cent en 2019, augmentant à un prix de 309 829 $. L’économie saine et diversifiée de la région, combinée à une immigration accrue, devrait faire pression à la hausse sur les prix des maisons l’année prochaine.
« Le marché immobilier de Winnipeg devrait être plutôt équilibré en 2019 », a commenté Michael Froese, directeur de l’agence Royal LePage Prime Real Estate. « Bien que Winnipeg soit positionnée pour connaître l’une des économies les plus fortes en 2019, nous continuons d’observer les effets des règles hypothécaires introduites par le BSIF en 2018, et certains acheteurs sont préoccupés par des hausses supplémentaires des taux d’intérêt. »

Selon M. Froese, un autre facteur qui pourrait affecter Winnipeg en 2019 sera l’élection fédérale.

« Dans les années d’élection précédentes, le marché immobilier de Winnipeg s’était immobilisé à cause de l’incertitude créée par les élections », a dit M. Froese.

Halifax

Le prix médian d’une maison à Halifax devrait augmenter de 1,6 pour cent en 2019, pour s’élever à 326 096 $. Cette hausse concorde avec la bonne santé économique de la région et la réputation de cette dernière en tant que destination attrayante pour les nouveaux Canadiens et ceux venus d’autres provinces.

« L’année 2018 a été excellente pour le marché d’Halifax, qui a absorbé assez rapidement le choc des nouvelles règles en matière de simulation de crise relative au prêt hypothécaire », a remarqué Marc Doucet, dirigeant à l’agence Royal LePage Atlantic. « Halifax est l’un des meilleurs lieux où vivre au Canada et les propriétés y sont très abordables. En 2019, l’inventaire équilibré du marché devrait continuer de stimuler de saines augmentations des prix. »

En plus des hausses de prix prévues l’année prochaine, M. Doucet a dit s’attendre à une activité accrue les ventes en 2019.

Regina

Le prix médian d’une propriété à Regina devrait baisser de 4,7 pour cent en 2019, pour atteindre un prix de l’agrégat de 311 505 $. Le marché immobilier de la Saskatchewan a souffert du ralentissement économique général provoqué par une faiblesse du prix des produits de base.

Le niveau d’inventaire des propriétés à Regina demeure élevé malgré un déclin considérable du nombre de mises en chantier, lesquelles ont mené à un déséquilibre de l’offre et de la demande dans le marché, et ainsi fait pression à la hausse sur les prix. Toutefois, la région demeure une destination attrayante pour les immigrants qui cherchent une grande ville où s’installer, ce qui pourrait soutenir le marché en 2019.

« Les défis qui ont tourmenté le marché immobilier de Regina en 2018, et ayant causé une récession locale, pourraient tirer à leur fin. Le PIB de la province et les tendances liées à l’embauche de travailleurs indiquent que nous pourrions observer une reprise d’ici au deuxième trimestre de 2019 », a indiqué Mike Duggleby, dirigeant et propriétaire de l’agence Royal LePage Regina Realty. « Ceux qui sont à la recherche d’une propriété trouvent des choix nombreux, la concurrence vis-à-vis des autres acheteurs est réduite et les prix sont abordables. »

2018-12-19T14:39:25-04:00ANALYSE DE MARCHÉ|