
La vente du prestigieux Château Montebello à l’entreprise torontoise Westmont Properties fait l’objet d’une contestation judiciaire. Un groupe d’investisseurs québécois formé des familles Lavy et Varin s’oppose à la recommandation de PricewaterhouseCoopers (PwC), séquestre chargé de la liquidation des actifs du propriétaire de l’hôtel, actuellement sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
Au cœur du litige se trouve notamment le contrat de gestion qui lie le Château Montebello à Fairmont Hotels. Les investisseurs québécois soutiennent que la possibilité de poursuites de la part d’Accor, propriétaire de Fairmont, aurait influencé indûment le processus de sélection de l’acheteur. Ils affirment également que leur offre était considérablement plus élevée que celle de Westmont et qu’elle aurait permis aux créanciers de récupérer environ 20 % de plus.
Le groupe Lavy-Varin souhaitait notamment mettre fin au contrat de gestion de Fairmont, qui peut être renouvelé pour une période pouvant atteindre 30 ans. Selon ses avocats, les intérêts de Fairmont ne devraient pas primer sur ceux des créanciers dans le choix de l’acquéreur.
Les autres parties au dossier appuient pour leur part la proposition de Westmont. Après deux jours d’audiences au palais de justice de Montréal, le juge Martin Castonguay de la Cour supérieure a pris l’affaire en délibéré. Son jugement est attendu d’ici le 10 septembre 2026.



