Le 26 février dernier, à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a tenu une mobilisation devant les bureaux de la ministre de l’Habitation et de la Condition féminine, Caroline Proulx, à Lavaltrie. Une centaine de personnes y ont participé pour dénoncer les effets de la crise du logement cher sur les femmes et les personnes 2ELGBTQI+.

Selon le FRAPRU, les loyers ont augmenté de 41 % depuis 2021, bien plus rapidement que les revenus des locataires, aggravant la précarité, notamment pour les populations déjà vulnérables. Le manque de logements sociaux compromet également la sécurité des femmes et des personnes fuyant la violence, retardant l’accès à des logements adaptés ou aux refuges.

L’organisme a réclamé un investissement stable dans le logement social, incluant la construction d’au moins 10 000 logements par an pendant 15 ans, afin de garantir des loyers abordables et un patrimoine collectif protégé de la spéculation.

Lors de la mobilisation, une grande corde à linge a été installée devant les bureaux de la ministre, sur laquelle étaient accrochés des objets représentant les besoins essentiels sacrifiés au logement trop cher. Le FRAPRU a déploré de ne pas avoir été reçu par la ministre et a insisté pour que le logement social devienne une priorité gouvernementale.