Le marché canadien des bureaux poursuit sa reprise, ayant enregistré au deuxième trimestre de 2026 un quatrième trimestre consécutif d’absorption locative nette positive. Selon CBRE, cette performance marque une première depuis la période précédant la pandémie. Sept des 11 principaux marchés canadiens suivis par la firme ont affiché une absorption positive, avec Toronto, Calgary et Montréal en tête.

Les conditions s’améliorent également dans les centres-villes. À l’échelle nationale, le taux d’inoccupation a diminué dans toutes les catégories de bureaux au deuxième trimestre. La disponibilité des immeubles de catégorie A au centre-ville a notamment reculé dans neuf des 11 marchés étudiés. Les immeubles de prestige continuent d’être les plus recherchés, leur taux d’inoccupation national atteignant maintenant 9,4 %, soit seulement un point de pourcentage de plus qu’avant la pandémie.

Montréal figure parmi les marchés qui contribuent le plus à cette amélioration. La métropole a enregistré plus de 300 000 pieds carrés d’absorption nette au deuxième trimestre, au même titre que Toronto et Calgary. CBRE constate ainsi une amélioration graduelle de la demande et une diminution des espaces disponibles.

Cette reprise demeure toutefois concentrée dans les immeubles de grande qualité. La rareté des espaces haut de gamme pourrait progressivement pousser les entreprises vers les immeubles de catégorie A, puis vers les catégories B et C. CBRE note d’ailleurs que les signes d’amélioration commencent maintenant à se faire sentir dans ces catégories.

Parallèlement, la construction de nouveaux immeubles de bureaux demeure extrêmement limitée. Un seul nouveau projet a été lancé au Canada au deuxième trimestre, à Vancouver. Le nombre de pieds carrés actuellement en construction a atteint un creux historique de 1,2 million de pieds carrés, et aucune livraison majeure n’est prévue au-delà de 2027.

Depuis 2021, la transformation d’immeubles existants et les démolitions ont également contribué à réduire l’offre. Les conversions ont retiré 9,1 millions de pieds carrés de bureaux du marché canadien, auxquels s’ajoutent 3 millions de pieds carrés démolis. Ces retraits ont réduit le parc national de bureaux de 2,6 %.