BULLETIN D'INFORMATION POUR PROFESSIONNELS EN IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
//Le marché de la copropriété du Grand Montréal entre dans un marché équilibré au 4e trimestre de 2017 grâce à la hausse continue des ventes

Le marché de la copropriété du Grand Montréal entre dans un marché équilibré au 4e trimestre de 2017 grâce à la hausse continue des ventes

Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage publiée récemment, la région du Grand Montréal a enregistré au quatrième trimestre 2017 une hausse de 6,5 % du prix médian de l’agrégat des propriétés, d’une année sur l’autre, pour atteindre 388 011 $. Signe que le marché immobilier montréalais ne s’essouffle pas, les données historiques de prix pour la région montrent que les hausses enregistrées lors des trois derniers trimestres de 2017 sont les plus fortes observées année après année depuis le début de 2011.

En décortiquant par type de propriété, on constate que le prix médian des maisons à deux étages a augmenté de 8,4 %, par rapport à la même période en 2016, pour atteindre 492 082 $, tandis que le prix des maisons de plain-pied a enregistré une hausse plus modeste de 3,0 %, s’établissant ainsi à 297 801 $. Le prix des appartements en copropriété a pour sa part connu une augmentation considérable de 5,3 %, pour s’établir à 313 156 $.

« Le marché immobilier de Montréal est en pleine effervescence », affirme Dominic St-Pierre, directeur principal, Royal LePage, pour la région du Québec. « Le segment des maisons unifamiliales, lequel connaît une pénurie d’inventaire depuis quelques trimestres, est définitivement entré dans un marché de vendeurs. Symptomatiques de ce phénomène, les offres multiples ont pris de l’ampleur dans certains quartiers en forte demande du Grand Montréal et pas uniquement dans le segment des unifamiliales, signe indéniable de la croissance accrue du marché immobilier de Montréal. » Les ventes des maisons de plain-pied et des maisons à deux étages ont augmenté de 1,2 % et de 3,2 %, respectivement, lors du quatrième trimestre.

L’attrait pour les quartiers du centre de l’île, en comparaison avec la périphérie, a continué de favoriser l’augmentation des prix et des ventes lors du dernier trimestre dans ce secteur de l’île. « On remarque que les quartiers de l’est et de l’ouest de la ville compétitionnent dorénavant plus avec la banlieue qu’avec les quartiers centraux de Montréal », souligne M. St-Pierre. « Cette réalité est intimement liée au besoin de proximité chez les premiers acheteurs. Ces derniers, qui appartiennent à la génération des milléniaux et dont un nombre important sont aujourd’hui en âge d’acheter leur première maison, veulent faire le moins de compromis possible et l’emplacement géographique est le premier critère sur leur liste, ce qui explique la forte demande pour les unités en copropriété, spécialement au centre de l’île », poursuit-il.

Condos : la plus forte augmentation des ventes de l’année enregistrée au 4e trimestre

Lors du quatrième trimestre, le segment de la copropriété du Grand Montréal a délaissé ses caractéristiques de marché d’acheteur pour un marché équilibré pour la première fois en plus de cinq ans. En effet, la hausse des ventes dans ce segment a atteint la plus forte augmentation de l’année au quatrième trimestre à 21,7 % dans le Grand Montréal. C’est sur la Rive-Nord de Montréal et à Laval que les appartements en copropriété ont enregistré les ventes les plus importantes, avec des hausses de 40,8 % et de 31,0 %, respectivement. Le marché de la copropriété devrait d’ailleurs prendre encore davantage de vigueur en réponse à la nouvelle simulation de crise du Bureau du surintendant des institutions financières mise en application le 1er janvier 2018, étant donné son abordabilité relative. M. St-Pierre indique que les effets des récents tests de résistance seront limités sur le marché du Grand Montréal et qu’ils seront contenus dans la première moitié de l’année.

2018-01-24T11:55:03+00:00 ANALYSE DE MARCHÉ|