Le marché des bureaux de la grande région de Montréal poursuit son redressement au deuxième trimestre de 2026. Selon Savills, le taux de disponibilité est passé de 17,8 % à 15,9 % en un an, une amélioration de 190 points de base. Cette baisse s’explique notamment par une activité locative soutenue et par le retrait de certains espaces du marché. L’offre de bureaux disponibles en sous-location a également diminué, passant de 2,5 millions à 1,9 million de pieds carrés.

L’activité locative demeure particulièrement dynamique dans les secteurs centraux. Pour un quatrième trimestre consécutif, environ 700 000 pieds carrés ont fait l’objet d’activités de location dans la grande région de Montréal, dont plus de la moitié dans le quartier central des affaires et le centre-ville sud. Les secteurs des services financiers et des assurances demeurent les principaux moteurs de la demande, malgré une baisse de 5,3 % de leur emploi sur un an.

Cette reprise ne se traduit toutefois pas encore par une hausse générale des loyers. Le loyer moyen demandé dans la région a reculé de 0,8 % sur un an, à 37,59 $ le pied carré, tandis que celui des immeubles de catégorie A a diminué de 0,7 %, à 45,02 $. Savills souligne cependant que les immeubles de catégorie A et de prestige affichent une tendance différente, alors que l’offre de locaux de qualité demeure limitée.

La prochaine vague d’échéances de baux pourrait ainsi modifier davantage l’équilibre du marché. Avec aucune nouvelle offre de premier ordre prévue à l’horizon, les locataires qui devront renouveler ou relocaliser leurs activités pourraient être confrontés à un marché plus serré, particulièrement pour les espaces de grande qualité.