
Le marché immobilier commercial canadien a poursuivi son amélioration au deuxième trimestre de 2026, selon les plus récentes statistiques de CBRE. Les secteurs des bureaux et de l’industriel affichent des signes de stabilisation, bien que les dynamiques diffèrent d’un segment à l’autre.
Du côté des bureaux, le marché enregistre un quatrième trimestre consécutif d’absorption nette positive, une première depuis la période précédant la pandémie. L’absorption nette a atteint 1,2 million de pieds carrés, portée principalement par Toronto, Calgary et Montréal. Cette amélioration s’accompagne d’un recul de l’inoccupation dans la majorité des centres-villes et d’une diminution continue des espaces offerts en sous-location, lesquels sont maintenant revenus sous la barre des 10 millions de pieds carrés pour la première fois depuis 2020.
Le redressement demeure toutefois concentré dans les immeubles de meilleure qualité. Les bureaux de catégorie A et les immeubles de prestige continuent d’attirer la demande, tandis que les catégories inférieures commencent également à profiter de cette reprise, notamment grâce au retrait d’immeubles convertis vers d’autres usages. Parallèlement, l’activité de construction atteint un creux historique avec seulement 1,2 million de pieds carrés en chantier, alors que les conversions et les démolitions poursuivent la réduction du parc immobilier existant.
Le marché industriel présente lui aussi des signes encourageants. Pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2022, le taux de disponibilité national a diminué, reculant à 5,5 %. Cette amélioration repose sur un troisième trimestre consécutif d’absorption nette positive, totalisant 3,9 millions de pieds carrés, avec Toronto, Montréal et Calgary en tête des principaux marchés.
Cette embellie survient toutefois dans un contexte où les loyers poursuivent leur ajustement. Le loyer net demandé moyen a reculé de 3,9 % sur un an, principalement sous l’effet des baisses observées à Toronto et à Montréal. Les espaces disponibles en sous-location ont également atteint un sommet historique, même si leur poids dans l’ensemble du marché demeure relativement faible.
Sur le plan du développement, les livraisons industrielles ont chuté à leur plus faible niveau depuis près de neuf ans. Les mises en chantier ralentissent toujours, mais la construction spéculative reprend de la vigueur, ce qui a fait augmenter le volume de projets en cours à plus de 25 millions de pieds carrés. Les experts de CBRE estiment néanmoins que l’évolution du marché dépendra en partie des négociations entourant l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) au cours des prochains mois.
Dans l’ensemble, CBRE estime que le marché immobilier commercial canadien entre dans une phase de normalisation. Les bureaux affichent désormais une reprise plus soutenue, tandis que le secteur industriel semble avoir atteint un point d’inflexion après plusieurs trimestres de ralentissement, même si certains indicateurs, comme les loyers et les sous-locations, témoignent encore d’un marché en rééquilibrage.



