Le marché résidentiel de l’île de Montréal a poursuivi son ralentissement en juillet, selon l’Indice Tardif. L’indicateur s’est établi à 24,5 sur 100, faisant passer le marché en zone « acheteur léger ». Cette évolution s’explique notamment par le recul du nombre de transactions et par l’augmentation des inscriptions qui arrivent à échéance sans trouver preneur.

Au total, 1 022 ventes fermes ont été enregistrées en juillet, soit une baisse de 16,2 % par rapport à juillet 2025. Parallèlement, 512 inscriptions ont expiré sans être vendues, ce qui représente 33,4 % des fiches dénouées durant le mois, comparativement à 25 % un an plus tôt.

Malgré ce ralentissement de l’activité, les prix médians continuent de progresser dans les trois principales catégories de propriétés. Ils atteignent 479 750 $ pour les copropriétés (+2,3 %), 825 000 $ pour les unifamiliales (+9,5 %) et 881 000 $ pour les plex de deux à quatre logements (+6,8 %).

Le marché demeure toutefois contrasté. Les copropriétés sont davantage touchées par le ralentissement, avec 490 ventes, une baisse de 22 % sur un an et un délai médian de 58 jours. À l’inverse, les maisons unifamiliales continuent de bénéficier d’une offre plus limitée, avec un délai médian de 47 jours et une hausse de 9,5 % du prix médian.

Les vendeurs doivent également composer avec une négociation plus fréquente. Près de 31 % des propriétés vendues avaient fait l’objet d’au moins une réduction de prix avant de trouver preneur. Le délai médian avant l’acceptation d’une promesse d’achat était de 35 jours, tandis que le délai jusqu’à la vente ferme atteignait 53 jours.

Malgré le passage en zone d’acheteur, la concurrence n’a pas complètement disparu : 157 propriétés, soit 15,4 % des ventes, ont été vendues au-dessus du dernier prix demandé. Rosemont–La Petite-Patrie s’est démarqué, avec 30,1 % des transactions conclues au-dessus du prix affiché.

En bref : le marché montréalais semble entrer dans une phase de rééquilibrage. Les acheteurs disposent de davantage de marge de négociation, particulièrement dans le secteur des copropriétés, tandis que les propriétés bien évaluées continuent de se vendre relativement rapidement et que les prix demeurent orientés à la hausse.