
Après plusieurs années d’activité exceptionnelle, le marché immobilier résidentiel du Québec devrait entrer en 2026 dans une phase de modération, tout en demeurant à un niveau historiquement élevé. Selon les prévisions de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), environ 95 700 transactions sont attendues, soit une baisse de 2 % par rapport à 2025.
Ce léger recul s’explique notamment par un ralentissement de la croissance démographique, une inabordabilité persistante dans plusieurs marchés et un inventaire insuffisant. Malgré cette modération de l’activité, les conditions demeurent favorables aux vendeurs, la rareté de l’offre continuant de soutenir les prix. À l’échelle provinciale, le prix médian des maisons unifamiliales devrait atteindre 520 200 $, en hausse de 6 %, tandis que celui des copropriétés augmenterait de 3 %, à 408 000 $.
La stabilisation des taux d’intérêt hypothécaires, après les baisses observées en 2024 et 2025, apporte une plus grande prévisibilité aux acheteurs et aux ménages appelés à renouveler leur prêt. Bien que ces renouvellements se fassent à des conditions moins avantageuses que durant la période pandémique, l’APCIQ souligne la résilience financière des propriétaires, appuyée par la hausse marquée des valeurs immobilières et par des taux de défaut toujours bas.
Les dynamiques régionales demeurent contrastées. Dans la région métropolitaine de Montréal, les ventes devraient reculer de 3 %, dans un contexte de prix élevés et d’un rééquilibrage graduel du marché des copropriétés. À l’inverse, la région de Québec continuera d’évoluer dans une situation de rareté marquée, ce qui soutiendra une croissance des prix plus soutenue malgré un léger repli des transactions.
En régions, l’abordabilité relative pourrait favoriser une activité plus dynamique dans certains marchés, alimentée par les premiers acheteurs, les acheteurs en quête de marchés de repli et l’intérêt pour les plex dans un contexte de pénurie de logements locatifs. Globalement, l’APCIQ anticipe un marché toujours actif en 2026, mais caractérisé par une prise de décision plus réfléchie et une diminution graduelle des épisodes de surenchère.



