L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a révisé ses prévisions de ventes résidentielles, réalisées par l’entremise des systèmes MLS® des chambres et associations immobilières canadiennes en 2019, et a prolongé ses prévisions jusqu’en 2020.

Bien que les perspectives de croissance économique se soient estompées depuis la publication des dernières prévisions de l’ACI en décembre, les taux d’intérêt, combinés au marché du travail et aux facteurs démographiques, continuent de soutenir la demande de logement. Cependant, les obstacles politiques continuent de restreindre l’accès au financement hypothécaire et de refroidir la confiance des consommateurs à l’égard du marché.

Le marché résidentiel canadien devrait se contracter de 1,6 % pour passer à 450 400 unités en 2019, atteignant ainsi son plus faible niveau depuis 2010 et la plus faible activité par habitant en près de deux décennies. Comme il est moins probable de voir d’autres hausses de taux d’intérêt cette année, on s’attend généralement à ce que la tendance mensuelle des ventes s’améliore progressivement, étant donné un niveau déjà affaibli par les conséquences du resserrement des règles hypothécaires et des politiques provinciales sur le logement, ces dernières années.

La diminution prévue des ventes résidentielles canadiennes cette année devrait encore reposer en grande partie sur la Colombie-Britannique et sur un déclin plus important attendu en Alberta, le tout compensé par un renforcement continuel de l’activité au Québec et un léger gain en Ontario.

On prévoit que le prix moyen à l’échelle canadienne se stabilise (-0,2 %) à environ 487 000 $ en 2019, suivant une chute de 4,1 % enregistrée en 2018, soit la plus importante en près de 25 ans.

Quant au prix moyen, celui-ci devrait reculer en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, de même qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Dans les trois dernières provinces, toutefois, l’offre de maisons à vendre demeure élevée comparativement aux ventes.

En attendant, on prévoit que le prix des propriétés dans l’est de l’Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard continuera d’augmenter, conformément au raffermissement de l’équilibre des marchés. Les prix devraient également s’apprécier dans le Grand Golden Horseshoe de l’Ontario, où les propriétés demeurent difficiles à trouver.

Selon les prévisions, les ventes à l’échelle nationale reprendront légèrement en 2020 (459 000 propriétés; +0,2 %), alors que la hausse des taux d’intérêt combinée à la simulation de crise pour les prêts hypothécaires viendra contrebalancer la croissance de la population, de l’emploi et du revenu. Dans toutes les provinces, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, on prévoit une hausse des ventes, mais une reprise partielle des activités en Colombie‑Britannique et en Alberta, le tout combiné à un accroissement plus prononcé au Québec, contribuant en grande partie au gain de l’activité au pays. Malgré un rebond, petit mais prévu, en Colombie-Britannique et en Alberta, les ventes dans ces provinces demeureraient néanmoins de 10 à 20 % sous leurs moyennes de 10 ans, comme c’est le cas pour la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador.

On s’attend à une légère hausse de 0,8 % du prix moyen national, qui passerait à 490 800 $ en 2019, reflétant ainsi l’augmentation du prix moyen en Ontario et l’amélioration des ventes en Colombie-Britannique et en Alberta (malgré de nouvelles baisses de prix), de pair avec la combinaison du redressement des ventes et du prix moyen au Québec.

Finalement, la tendance du prix de vente moyen au Canada en 2020 devrait prendre une forme plus modérée par rapport à 2019, en prévision de petits reculs en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador, et de gains plus modestes dans toutes les provinces allant du Manitoba aux Maritimes.

Crédit photo : Association canadienne de l’immeuble (ACI)