BULLETIN D'INFORMATION POUR PROFESSIONNELS EN IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
//Le volume d’investissement trimestriel dans l’immobilier commercial au Canada atteint un nouveau record

Le volume d’investissement trimestriel dans l’immobilier commercial au Canada atteint un nouveau record

L’investissement dans le secteur de l’immobilier commercial canadien a atteint de nouveaux sommets au T2 2018 grâce à deux transactions de fusion-acquisition et à la vente d’actifs individuels d’envergure. Selon CBRE Canada et son outil interactif Investment Analyzer*, le volume de transactions s’élève à 16,5 G$. Ce volume accuse des hausses de 38 % sur le dernier sommet de 11,97 G$ atteint au T1 2017 et de 105 % sur la moyenne trimestrielle sur cinq ans. Les investissements au S1 2018 se concluent donc sur un volume de 26,8 G$, un record semestriel jusqu’alors inégalé.
L’activité d’investissement accrue résulte principalement de la conclusion de deux regroupements d’entreprises au cours du trimestre : l’acquisition de CREIT par Propriétés de choix et de PIRET par Blackstone, qui dans l’ensemble représentent 45 % du volume d’investissement trimestriel. Des transactions portant sur des actifs individuels d’envergure ont également contribué au volume record, notamment l’achat de la tour de bureaux First Tower à Calgary par Hines and Oaktree Capital Management (107 M$) et l’acquisition de Parkway Place à Toronto par Tigra Vista Inc. (256 M$).

« Compte tenu des deux regroupements d’entreprises qui se sont conclus au deuxième trimestre, ce n’est pas surprenant que le volume d’investissement ait fracassé tous les records au pays. En effet, la valeur moyenne des transactions s’est élevée de 67 % sur douze mois pour atteindre 9,4 M$, révélant ainsi le poids et l’envergure des investisseurs immobiliers d’aujourd’hui  », affirme Peter Senst, président des Marchés des capitaux canadiens à CBRE Canada. Sur le plan stratégique, on comprend que Propriétés de choix a acheté CREIT pour diversifier son portefeuille et que Blackstone visait à s’approprier une stratégie industrielle et une plateforme canadienne en acquérant PIRET. Au-delà de ces deux transactions, on voit bien que la qualité des actifs et la pérennité des rendements suscitent une forte demande. En effet, les propriétés aux attraits physiques et financiers exceptionnels attirent les investisseurs. En cas de ralentissement, ces derniers comptent s’accrocher à des actifs de confiance qui offrent des projections de revenus à long terme.

Toronto et Vancouver demeurent les principales terres d’accueil des investissements dans l’immobilier commercial. Au T2, Toronto a participé au tiers des transactions à raison de 5,7 G$. Le volume d’investissement trimestriel le plus important aux annales de la ville reine excède de 20 % le sommet précédent de 4,7 G$ atteint au T2 2013. Ce volume surpasse également la moyenne sur cinq ans de 82 %. Par ailleurs, Vancouver figure au second rang avec des transactions de plus de 3,2 G$, soit une hausse de 91 % sur la moyenne quinquennale. Calgary, Montréal et Edmonton suivent au 3e, 4e et 5e rang avec des volumes respectifs de 2,5 G$, 1,7 G$ et 1,5 G$.

« L’intérêt envers l’immobilier commercial au Canada résulte largement de nos indicateurs de base qui sont dominants sur le marché mondial. À elles seules, Toronto et Vancouver ont maintenu les taux d’inoccupation des bureaux les plus faibles pendant quatre trimestres consécutifs et les taux de disponibilité des installations industrielles les plus bas en Amérique du Nord pour six trimestres d’affilée. Bay Adelaide North, la toute nouvelle tour de bureaux lancée par Brookfield avec l’appui de la Banque de Nouvelle-Écosse, témoigne clairement de la force des indicateurs de base du marché des bureaux à Toronto. Ailleurs sur la côte ouest, Vancouver a enregistré la plus forte hausse de prix en Amérique du Nord pour les bureaux de premier choix au centre-ville et la plus importante augmentation des loyers au monde pour les installations industrielles et logistiques au cours de la dernière année. La tendance suscite donc des prix audacieux pour les actifs de première catégorie dans les principaux marchés canadiens », ajoute M. Senst.

Le volume des ventes du segment industriel a surpassé celui de tous les types d’actifs au T2, principalement en raison de l’acquisition de PIRET – un portefeuille industriel de plus de 25 millions de pieds carrés qui s’étend du Canada aux États-Unis – par Blackstone. S’élevant à 6 G$, les transactions industrielles comptent pour 37 % du volume d’investissement trimestriel. Cela représente une hausse de 222 % d’un trimestre à l’autre et de 229 % en glissement annuel, soit plus du double des valeurs précédentes. Le T2 2018 s’avère également le meilleur trimestre de l’histoire de l’investissement industriel. Cependant, si on exclut les regroupements d’entreprises de l’équation, le volume des transactions des segments multirésidentiel et industriel tombe à égalité à 1,9 G$ chacun. Pour le segment multirésidentiel, cela représente une hausse de 32 % sur le trimestre précédent et de 39,5 % sur douze mois.
« Bref, les investisseurs veulent leur part du segment multirésidentiel parce qu’il offre une bonne stratégie d’investissement à long terme. Indépendamment de la conjoncture économique et politique, les gens auront toujours besoin de se loger, ce qui garantit un afflux de revenu constant pour les investisseurs », conclut M. Senst.

2018-09-14T11:38:58+00:00ANALYSE DE MARCHÉ|