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Les ventes résidentielles se maintiennent en juin au Canada

Selon les statistiques publiées le 15 juillet dernier par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont peu évolué de mai à juin 2019.

Faits saillants

  • En juin, les ventes résidentielles nationales ont reculé de 0,2 % d’un mois à l’autre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont légèrement grimpé de 0,3 % d’une année à l’autre.
  • Le nombre de nouvelles inscriptions a affiché une hausse de 0,8 % d’un mois à l’autre.
  • L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 0,3 % d’un mois à l’autre, mais a baissé de 0,3 % d’une année à l’autre.
  • Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays a augmenté de 1,7 % d’une année à l’autre.

Les ventes résidentielles effectuées par l’entremise des systèmes MLS® canadiens ont peu évolué en juin 2019, et suivent une série de hausses mensuelles enregistrées en mars, avril et mai. Les ventes suivent de près leur moyenne décennale et ont augmenté de presque 10 % comparativement au creux qu’elles avaient atteint en février 2019 et qui représentait leur plus bas niveau en six ans. Elles demeurent toutefois bien en dessous des niveaux rapportés en 2015, 2016 et 2017.

L’activité à l’échelle nationale est demeurée presque inchangée en juin. Cette stabilité est attribuable à un équilibre entre le nombre de marchés locaux où les ventes ont augmenté et ceux où elles ont diminué. Les gains mensuels importants ont été notés principalement au Québec et dans le sud de l’Ontario. Des baisses dans divers marchés de tout le pays, notamment le Grand Vancouver, Calgary, Halifax-Dartmouth et Terre-Neuve-et-Labrador, ont toutefois atténué ces gains.

Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont légèrement augmenté de 0,3 %, comparativement à juin 2018. Les gains dans la région du Grand Toronto et à Montréal ont compensé les baisses en Colombie-Britannique.

« Les ventes sont excellentes au Nouveau-Brunswick, où je mène mes activités, mais la situation est bien différente en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan », mentionne Jason Stephen, président de l’ACI. « L’immobilier est tout à fait local. Un courtier ou agent immobilier membre de l’ACI est très au courant de ce fait, et demeure votre meilleure source d’information et votre meilleur guide au moment de négocier l’achat ou la vente d’une propriété », précise-t-il.

« En ce qui concerne les tendances du marché de l’habitation au Canada, l’écart se creuse entre l’est et l’ouest du pays », précise Gregory Klump, l’économiste en chef de l’ACI. « Les ventes dans les trois provinces canadiennes les plus à l’ouest semblent avoir cessé de se détériorer, mais il faudra un certain temps avant que l’offre et la demande atteignent un meilleur équilibre à ces endroits et que les perspectives quant aux prix des maisons s’améliorent. »

Le nombre de maisons nouvellement inscrites s’est accru légèrement de 0,8 % en juin. En raison de la stabilité des ventes et d’une légère hausse des nouvelles inscriptions, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s’est resserré pour atteindre 57,1 % en juin, comparativement à 57,7 % affiché en mai. Cette mesure se rapproche néanmoins de sa moyenne à long terme de 53,5 %.

La meilleure façon d’évaluer si les conditions locales favorisent les acheteurs ou les propriétaires-vendeurs est de déterminer dans quelle mesure et pendant combien de temps l’équilibre du marché est supérieur ou inférieur à sa moyenne à long terme. Le résultat qui se situe à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme indique généralement un équilibre des conditions du marché.

Une comparaison entre le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et sa moyenne à long terme permet de constater que plus de 80 % de l’ensemble des marchés locaux était en équilibre en juin 2019. Il s’agit du taux le plus élevé depuis trois ans.

Par ailleurs, le nombre de mois d’inventaire est une autre mesure importante de l’équilibre entre l’offre et la demande. Il représente le temps qu’il faudrait compter pour vendre tout l’inventaire courant au taux de vente actuel.

On comptait cinq mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de juin 2019. Bien qu’il s’agisse de son plus bas point depuis janvier 2018, cette mesure de l’équilibre du marché se maintient près de sa moyenne à long terme de 5,3 mois.

Bien que les mesures nationales de l’équilibre du marché se situent actuellement près de leurs moyennes à long terme, ce qui indique un bon équilibre entre l’offre et la demande, on constate d’importantes variations régionales.

Le nombre de mois d’inventaire dépasse largement la moyenne à long terme dans les provinces des Prairies, ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui donne plus de choix aux acheteurs dans ces régions. En revanche, la mesure demeure bien en deçà des moyennes à long terme pour les provinces de l’Ontario et des Maritimes, ce qui accroît la concurrence des inscriptions auprès des acheteurs et constitue un terrain fertile pour la hausse des prix.

Bien que l’IPP MLS® global et composé (désaisonnalisé) ait augmenté de 0,3 % en juin 2019 par rapport au mois précédent, il se maintient toujours à 1,1 % en-dessous du sommet atteint en décembre 2018. Si on ne tient pas compte des variations mensuelles des mois précédents, on constate que les tendances globales sont demeurées stables depuis mars, malgré les tendances régionales divergentes.

En juin, les résultats désaisonnalisés de l’IPP MLS® étaient en hausse par rapport au mois précédent, et ce, dans 9 des 18 marchés compris dans l’Indice. Presque tous les gains ont été observés sur les marchés immobiliers situés à l’est des Prairies.

Les prix sont demeurés stables d’un mois à l’autre sur l’île de Vancouver et à Calgary, Edmonton, Regina, Saskatoon et Moncton. Les seules baisses importantes ont été observées dans le Grand Vancouver (-1,3 %), la vallée du Fraser (-0,8 %) et la vallée de l’Okanagan (-0,5 %).

En revanche, des gains mensuels ont été observés à Barrie (+1,4 %), à Hamilton (+1,3 %), à Niagara (+1,2 %), à Guelph (+1,1 %), à Ottawa (+0,7 %), dans le Grand Montréal (+0,7 %), dans le Grand Toronto (+0,6 %) et à Oakville (+0,3 %).

En juin 2019, l’IPP MLS® global et composé réel (non désaisonnalisé) a connu une légère baisse d’une année à l’autre de 0,3 %. Pour le deuxième mois consécutif, toutes les catégories des propriétés de référence comprises dans l’Indice ont affiché des baisses d’une année à l’autre.

Le prix des maisons unifamiliales à deux étages a peu changé depuis juin 2018; en effet, une légère baisse (-0,1 %) a été observée. À des fins de comparaison, les prix des maisons unifamiliales à un étage ont affiché la plus importante baisse d’une année à l’autre (-0,8 %) parmi les catégories des propriétés de référence. Au même moment, le prix des maisons en rangée a baissé de 0,7 % et le prix des appartements a reculé de 0,4 %.

Les tendances d’une année à l’autre continuent de varier largement d’une province à l’autre, et nous constatons principalement une divergence croissante entre les tendances observées dans l’est et dans l’ouest du Canada.

Les résultats demeurent variés en Colombie-Britannique. Ils sont en baisse d’une année à l’autre dans le Grand Vancouver (-9,6 %), dans la vallée du Fraser (-6,6 %) et dans la vallée de l’Okanagan (-0,8 %). Entre-temps, les prix ont connu une légère hausse de 0,5 % à Victoria et ont augmenté de 4,2 % ailleurs sur l’île de Vancouver.

Dans les marchés résidentiels du Grand Golden Horseshoe suivis par l’Indice, les prix des propriétés de référence de l’IPP MLS® étaient en hausse par rapport à l’année précédente à Guelph (+6,8 %), dans la région de Niagara (+6,7 %), à Hamilton-Burlington (+5,4 %), dans le Grand Toronto (+3,6 %) et à Oakville-Milton (+3 %). En contrepartie, les prix des maisons à Barrie demeurent sous les niveaux de l’année précédente (-2,4 %).

Dans les Prairies, l’offre est plus élevée que par le passé (par rapport à la demande), et le prix des propriétés demeure inférieur à ceux d’il y a un an. Les prix de référence ont baissé de 3,9 % à Calgary, de 3,2 % à Edmonton, de 4 % à Regina et de 1,1 % à Saskatoon. Le prix des propriétés demeurera vraisemblablement faible dans ces villes, jusqu’à ce qu’un équilibre entre l’offre et la demande soit atteint.

Le prix des propriétés a augmenté de 8,3 % d’une année à l’autre à Ottawa (poussé par une hausse de 13,2 % du prix des maisons en rangée), de 6,7 % dans le Grand Montréal (poussé par une hausse de 8 % du prix des appartements) et de 1,3 % dans le Grand Moncton (poussé par une hausse de 18,4 % du prix des appartements).

L’IPP MLS® est le meilleur moyen d’évaluer les tendances des prix, puisque les moyennes sont sujettes à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays en juin 2019 se situait juste en deçà de 505 500 $, ce qui représente une hausse de 1,7 % comparativement au même mois l’année dernière.

Le prix moyen national est fortement marqué par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse de près de 106 000 $ pour s’établir à juste un peu moins de 400 000 $.

VOUS ÊTES PRIÉS DE NOTER que les renseignements que renferme le présent communiqué de presse comprennent à la fois les données des systèmes MLS® sur les principaux marchés et les ventes réalisées à l’échelle nationale le mois précédent.

L’ACI tient à signaler que le prix moyen peut servir à déterminer les tendances au cours d’une période, mais qu’il ne révèle pas les prix réels dans les centres regroupant des quartiers très différents, ni ne tient-il compte des différences de prix d’une région géographique à l’autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.

Les systèmes MLS® sont des systèmes de commercialisation coopératifs exploités seulement par les chambres immobilières canadiennes aux fins d’assurer la diffusion maximale des propriétés à vendre.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) est l’une des plus grandes associations commerciales à vocation unique au Canada, et représente plus de 130 000 courtiers et agents immobiliers détenteurs du titre REALTOR®, lesquels sont répartis parmi 90 chambres et associations immobilières.

Plus de renseignements sont affichés au http://crea.ca/fr/statistics.

Crédit : Association canadienne de l’immeuble
2019-08-08T15:30:38-04:00ANALYSE DE MARCHÉ|