
Dans une nouvelle analyse, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) souligne que les politiques visant à améliorer l’accès au logement doivent impérativement combiner soutien à la demande et augmentation de l’offre pour être efficaces.
Les mesures axées sur la demande — comme les aides financières aux acheteurs — produisent des effets rapides, mais comportent un risque important : en l’absence d’une hausse suffisante de l’offre, elles contribuent à faire augmenter les prix. Ce phénomène découle directement du principe économique de l’offre et la demande, où une demande accrue face à une offre limitée exerce une pression à la hausse sur les coûts.
Selon l’économiste en chef de la SCHL, Mathieu Laberge, une approche déséquilibrée pourrait nuire à l’abordabilité en rendant les logements plus chers pour l’ensemble des ménages. L’organisme insiste donc sur la nécessité d’augmenter simultanément la construction de logements pour répondre à la demande croissante.
En somme, la SCHL plaide pour une stratégie coordonnée : sans expansion de l’offre, les interventions destinées à faciliter l’accès à la propriété risquent d’avoir l’effet inverse de celui recherché.



