
Le marché de l’immobilier commercial canadien montre des signes de reprise de confiance pour la deuxième moitié de 2026, selon le plus récent sondage d’Avison Young auprès de plus de 200 professionnels du secteur. 96 % des répondants s’attendent à une activité stable ou en croissance d’ici la fin de l’année, dont 49 % prévoient une hausse et 47 % une stabilité.
L’optimisme demeure toutefois variable selon les marchés. Les perspectives se sont stabilisées à Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton, tandis que Montréal et Vancouver affichent une confiance plus importante qu’au début de l’année.
Les investisseurs et les occupants continuent de privilégier les immeubles de grande qualité, les actifs offrant des revenus durables et les projets présentant des fondamentaux solides. Les taux d’intérêt et les conditions de financement demeurent néanmoins des éléments déterminants dans les décisions d’investissement.
Du côté du développement immobilier, les conditions du marché constituent désormais le principal risque susceptible de retarder ou de suspendre un projet. Elles sont citées par 25 % des répondants, contre 15 % dans le précédent sondage. Les coûts de construction et les droits de douane arrivent au deuxième rang.
Le sondage révèle également que l’incertitude économique et géopolitique demeure présente, notamment en raison des droits de douane américains. Les professionnels interrogés semblent toutefois mieux composer avec cette incertitude et sont davantage disposés à faire avancer les projets lorsque les conditions sont favorables.
En bref : après une période marquée par l’attentisme, le marché immobilier commercial canadien entre dans une phase où la confiance semble se raffermir. Les acteurs du secteur se montrent moins préoccupés par la nécessité d’attendre une amélioration générale du contexte et davantage concentrés sur l’identification des occasions et le passage à l’action.



