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Marché canadien de l’habitation : plusieurs records en juillet 2020

 

Selon les statistiques publiées le 17 août par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles et les nouvelles inscriptions ont continué de se redresser à l’échelle nationale en juillet 2020. Il y a eu plus de nouvelles inscriptions qu’en juillet de toute autre année, tandis que les ventes ont atteint un niveau historique, tous mois confondus.

Sommaire

  • Les ventes résidentielles nationales ont augmenté de 26 % d’un mois à l’autre, en juillet.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont augmenté de 30,5 % d’une année à l’autre.
  • Le nombre de propriétés nouvellement inscrites a monté de 7,6 % de juin à juillet.
  • L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 2,3 % d’un mois à l’autre et de 7,4 % d’une année à l’autre.
  • Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays a augmenté de 14,3 % d’une année à l’autre.

En juillet 2020, les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont rebondi de 26 % de plus. Il s’agit de la plus importante hausse mensuelle enregistrée de l’histoire.

Pour un troisième mois consécutif, les transactions étaient à la hausse d’un mois à l’autre à l’échelle du pays. Sur les grands marchés canadiens, les ventes ont augmenté de 49,5 % dans le Grand Toronto, de 43,9 % dans le Grand Vancouver, de 39,1 % à Montréal, de 36,6 % dans la vallée du Fraser, de 31,8 % à Hamilton-Burlington, de 28,7 % à Ottawa, de 16,9 % à London and St. Thomas, de 15,7 % à Calgary, de 12,1 % à Winnipeg, de 9,7 % à Edmonton et de 5,4 % à Québec.

En juillet, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une hausse de 30,5 % d’une année à l’autre. En juillet 2020, 62 355 transactions ont été enregistrées. En plus de 40 ans, jamais un nombre de ventes aussi élevé n’a été enregistré en un mois.

« La vie normale reprend son cours petit à petit. D’un bout à l’autre du pays, les courtiers et agents immobiliers et leurs clients veulent rattraper le temps perdu. Le résultat? Un été des plus occupés », confirme Costa Poulopoulos, président de l’ACI. « Avec le déconfinement, un nombre record de propriétaires-vendeurs et d’acheteurs ont envahi le marché. Nous veillons à préserver la santé des clients en suivant les directives et les conseils des autorités gouvernementales et de santé publique et en faisant usage de technologies virtuelles pour faire visiter les propriétés, remplir les formulaires et signer les contrats. Plus que jamais, les courtiers et les agents immobiliers membres de l’ACI demeurent la meilleure source d’information et le meilleur guide au moment de négocier l’achat ou la vente d’une propriété », ajoute M. Poulopoulos.

« C’est fou, le revirement de situation qui s’est produit en trois mois. Les résultats d’avril ont établi des records tellement ils étaient faibles; mais en juillet, c’est le contraire qui s’est produit », explique Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. « En grande partie, ce qu’on voit en ce moment, c’est la reprise des activités qu’on aurait normalement vue plus tôt cette année. Rappelons-nous qu’avant le confinement, nous nous préparions pour le marché printanier le plus serré depuis près de 20 ans. La tranquillité du marché s’est peut-être prolongée quelques mois, mais, au bout du compte, la situation actuelle est celle que nous voyions venir en mars. Cela dit, il y a tout de même de nouveaux facteurs en jeu. Certaines inscriptions sont directement liées à la COVID-19, alors que l’inscription de nombreuses autres propriétés est retardée pour la même raison. En effet, à certains endroits, le nombre de propriétés à vendre n’a jamais été aussi bas en 16 ans. Certains achats seront sûrement retardés. Or, certains éléments du quotidien, comme l’importance d’un chez-soi, l’inutilité pour bien des gens de se déplacer pour aller travailler et le besoin de passer plus de temps dehors, d’avoir son espace personnel et un bureau à la maison, n’ont jamais été aussi importants et créent sur le marché une effervescence qu’on n’aurait pas eue sans la COVID-19. »

De juin à juillet, le nombre de propriétés nouvellement inscrites a augmenté de 7,6 %. Le nombre de nouvelles inscriptions était à la hausse dans seulement 60 % des marchés locaux, et la reprise des inscriptions semble s’essouffler dans bien des régions au pays. En fait, la hausse nationale de juillet est grandement attribuable au Grand Toronto.

Puisque la reprise des ventes se poursuit et dépasse largement le nombre de nouvelles inscriptions, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s’est resserré pour s’établir à 73,9 % en juillet, comparativement à 63,1 % en juin. Il s’agit de l’un des plus hauts taux enregistrés : seuls quelques mois de la fin 2001 et du début 2002 affichent un taux supérieur.

Si l’on compare les ratios des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions et les moyennes à long terme, environ le tiers de l’ensemble des marchés locaux seulement était en équilibre (se situant à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme) en juillet 2020. Les deux autres tiers du marché se situaient au-delà des normes à long terme, largement au-delà dans bien des cas.

Le nombre de mois d’inventaire est une autre mesure importante de l’équilibre entre l’offre et la demande. Il représente le temps qu’il faudrait compter pour vendre toutes les propriétés de l’inventaire courant au taux de vente actuel.

On comptait 2,8 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de juillet 2020, soit le niveau le plus bas jamais enregistré. À l’échelle locale, certains marchés de l’Ontario qui comptaient des mois d’inventaire avant juillet n’en ont plus que quelques semaines.

En juillet 2020, l’Indice des prix des propriétés MLS® global et composé a fait un bond de 2,3 % d’un mois à l’autre. Après la hausse enregistrée en mars 2017, il s’agit de la hausse la plus importante des 15 dernières années.

Chacun des 20 marchés actuellement compris dans l’Indice a affiché une hausse d’un mois à l’autre pour juillet.

Les plus fortes hausses d’un mois à l’autre, de l’ordre de 3 %, ont été enregistrées dans le Grand Toronto, à Guelph, à Ottawa et à Montréal. Les prix et le nombre de ventes grimpent dans la plupart des marchés à l’est de la Saskatchewan. Les marchés de la Colombie-Britannique et de l’Alberta affichent aussi une hausse de prix, mais elle est moins forte.

L’IPP MLS® global et composé (non désaisonnalisé) a connu une hausse d’une année à l’autre de 7,4 % en juillet. Il s’agit de la plus importante hausse depuis la fin 2017.

L’IPP MLS® est le meilleur moyen d’évaluer les tendances de prix, puisque les moyennes sont sujettes à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays en juillet 2020 se situait à 571 500 $, un prix record qui représente une hausse de 14,3 % comparativement au même mois l’année dernière.

Le prix moyen national est fortement influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse d’environ 117 000 $. Si les ventes dans ces deux marchés continuent de fluctuer par rapport aux autres marchés, cela pourrait avoir un effet multiplicateur encore plus grand sur le prix moyen national, à la hausse comme à la baisse.

VOUS ÊTES PRIÉS DE NOTER que les renseignements que renferme le présent communiqué de presse comprennent à la fois les données des systèmes MLS® sur les principaux marchés et les ventes réalisées à l’échelle nationale le mois précédent.

L’ACI tient à signaler que le prix moyen peut servir à déterminer les tendances au cours d’une période, mais qu’il ne révèle pas les prix réels dans les centres regroupant des quartiers très différents, ni ne tient-il compte des différences de prix d’une région géographique à l’autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.

Les systèmes MLS® sont des systèmes de commercialisation coopératifs exploités seulement par les chambres immobilières canadiennes aux fins d’assurer la diffusion maximale des propriétés à vendre.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) est l’une des plus grandes associations à vocation unique au Canada, et représente plus de 130 000 courtiers et agents immobiliers détenteurs du titre REALTOR®, lesquels sont répartis parmi 90 chambres et associations immobilières.

Plus de renseignements sont affichés au http://crea.ca/fr/statistics.

2020-08-20T13:22:55-04:00ANALYSE DE MARCHÉ|
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