La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) rapporte un essoufflement de la construction résidentielle en mars 2026, alors que la tendance sur six mois des mises en chantier a reculé de 2,9 % pour s’établir à 248 378 unités (en rythme annualisé). Sur une base mensuelle, les mises en chantier désaisonnalisées ont également diminué de 6 % par rapport à février.

Malgré ce ralentissement, le nombre réel de mises en chantier a progressé de 10 % sur un an dans les centres urbains, atteignant 16 398 unités en mars. Depuis le début de l’année, l’activité est en hausse de 9 %, soutenue par une reprise en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

Selon la SCHL, cette croissance annuelle doit toutefois être nuancée, car elle s’explique en partie par un niveau particulièrement faible de construction au début de 2025. L’organisme souligne que les données mensuelles demeurent volatiles et qu’il est préférable d’analyser les tendances pour évaluer l’évolution du marché.

Parmi les grands centres, Montréal se démarque avec une hausse de 26 % des mises en chantier, principalement dans le segment des logements collectifs. Toronto et Vancouver enregistrent également des augmentations notables.

Enfin, la SCHL introduit de nouvelles données sur les logements hors marché — incluant les projets publics, communautaires et abordables — afin de mieux refléter l’ensemble de l’offre résidentielle. L’organisme rappelle aussi que les permis de construire demeurent un indicateur avancé essentiel pour anticiper les mises en chantier futures.