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Montréal s’élève au 13e rang du classement annuel des meilleurs marchés technologiques en Amérique du Nord

Comme l’indique le rapport Scoring Tech Talent 2019* de CBRE, Toronto figure au 3e rang des technomarchés en Amérique du Nord, tout juste sous la région de la baie de San Francisco et Seattle. Le bassin de technotalents de la Ville Reine a connu la plus forte croissance des 50 marchés mesurés grâce à l’ajout incommensurable de 80 100 postes dans le secteur de la technologie au cours des cinq dernières années, soit une augmentation de 54 %. D’ailleurs, Toronto rivalise de près avec le nombre d’emplois créés dans la région de la baie de San Francisco depuis 2013.

D’autres villes canadiennes ont fait bonne figure au classement. Vancouver a grimpé de 13 échelons pour s’établir au 12e rang, signant une avancée plus fructueuse que tout autre marché nord-américain. En effet, la cité portuaire a su tirer profit des établissements d’enseignement postsecondaires dont les programmes sont axés sur les technologies, comme l’Institut de technologie et l’Université de la Colombie-Britannique. Montréal, au 13e rang, se confirme le plus efficace par rapport au coût des 50 technomarchés à l’étude. Finalement, Ottawa vient boucler le palmarès canadien au 19e rang. « La technologie est sur toutes les lèvres. Il ne faut donc pas sous-estimer l’impact des entreprises technologiques et de l’influence grandissante des technotalents dans une ville en plein essor comme Toronto. C’est que la croissance de l’emploi dans le secteur des technologies présente des retombées exponentielles sur l’économie et a le potentiel de redéfinir le paysage de l’immobilier commercial et résidentiel », avance Paul Morassutti, vice-chairman de CBRE Canada. « On parle de Toronto au même titre que San Francisco et Seattle comme la destination des meilleurs talents du secteur. De plus, la croissance de l’emploi de 42,6 % dans le secteur de la technologie à Vancouver ces cinq dernières années place la ville de verre parmi les meilleurs marchés sur le continent. »

La concurrence qui se joue entre les plus grands marchés technologiques et la question de l’accessibilité ont fait bifurquer l’emploi et l’expansion des entreprises vers des marchés de moindre envergure. À cet effet, le rapport indique que Hamilton en Ontario et la région de Waterloo s’inscrivent parmi les marchés propices à croissance la plus rapide en Amérique du Nord. Au cours des cinq dernières années, l’emploi dans le secteur a crû de 52 % à Hamilton et de 40 % dans la région de Waterloo. « Les marchés propices offrent des bassins de main-d’œuvre qualifiée qui sont inexploités et abordables, ce qui favorise considérablement l’évolutivité d’une entreprise », ajoute M. Morassutti.

« Ces marchés conviennent aux exploitations de petite envergure, aux entreprises en démarrage et aux emplois technologiques dans des entreprises en dehors du secteur des technologies, comme les banques, les agences de communication et les fournisseurs de services. »

En 2019, les cinq meilleurs marchés au classement des technotalents sont la région de la baie de San Francisco, Seattle, Toronto, Washington D.C. et New York. La carte de pointage des technotalents s’appuie sur l’évaluation de treize critères précis, notamment l’offre, la croissance, la concentration, les coûts et le niveau de scolarité des technotalents ainsi que les perspectives de croissance du secteur technologique et du loyer des bureaux et logements.

La concentration de technotalents, soit la part des emplois technologiques sur l’ensemble des emplois dans une ville donnée, s’avère l’indicateur le plus fortement pondéré puisqu’il révèle la présence d’une grappe de technotravailleurs dans un milieu propice à l’innovation. À Ottawa, cette concentration atteint 9,9 %, soit le deuxième rang de l’indicateur au classement. Elle s’avère plus de trois fois supérieure à la concentration moyenne des technotalents en Amérique du Nord. Par ailleurs, la concentration des emplois dans le secteur technologique s’élève à 8,3 % à Toronto.

Là où Toronto arrive premier au classement, c’est dans sa capacité à générer de nouveaux emplois dans le secteur de la technologie. Entre 2013 et 2018, la Ville Reine a en effet créé 57 634 emplois de plus que le nombre de diplômés; un indicateur meilleur que dans la région de la baie de San Francisco et qu’à Seattle. Vancouver est au 5e rang sur le plan de la création d’emploi, ayant ajouté 11 160 emplois de plus que le nombre de diplômés au cours des cinq dernières années.

« Les 833 000 technotravailleurs au Canada, qui représentent 5,3 % de l’ensemble de la main-d’œuvre au pays, ont un impact démesuré sur les marchés de l’immobilier et sur l’économie en général », conclut M. Morassutti. « Ce sont les technotravailleurs qui alimentent l’innovation et intègrent la technologie aux secteurs non traditionnels afin d’accroître la productivité et consolider l’économie canadienne. »

Accédez au rapport en cliquant ici*. Pour consulter les statistiques de chaque marché, y compris le classement à la carte de pointage, accédez à Tech Talent Analyzer* l’outil d’analyse interactif des technotalents de CBRE.

Crédit photo : CBRE
2019-08-08T15:50:25-04:00LE SAVIEZ-VOUS ?|