L’Institut de développement urbain du Québec (IDU) reçoit très positivement le rapport du Groupe de travail sur l’environnement économique des entreprises. L’IDU est d’avis que le comité, présidé par M. Jean St-Gelais, a livré un contenu de haut calibre, qui reconnaît pleinement la contribution économique de l’industrie immobilière commerciale et propose des pistes d’action qui permettront de maintenir la lancée économique observée dans la Capitale.

L’IDU croit que ce rapport vise juste et offre un chemin à la ville de Québec afin de maintenir sa croissance et de faire en sorte que la Capitale soit encore plus compétitive. D’ailleurs, Mme Nathalie Roussin, présidente du Conseil régional du Québec de l’IDU et présidente des Immeubles Roussin, s’est exprimée en ces termes : « C’est avec une grande satisfaction que nous recevons les recommandations du groupe de travail mis sur pied par le maire Labeaume, particulièrement au chapitre de la fiscalité. Nous saluons le maire, qui a pris l’initiative de créer ce comité, et invitons son administration à s’engager sur la voie de la mise en œuvre rapide des recommandations. »

Rappelons qu’en 2016, le secteur non résidentiel payait 42 % de toutes les taxes municipales, alors qu’il ne représentait que 19 % de l’ensemble des valeurs. L’IDU note qu’entre 2008 et 2016, la part en taxation du secteur non résidentiel a augmenté de manière constante, alors que sa part dans l’évaluation municipale a diminué de près de 3 %.

D’ailleurs, depuis près d’une décennie, l’IDU souhaite que la contribution fiscale du secteur non résidentiel à Québec fasse l’objet d’un rééquilibrage par rapport au secteur résidentiel. L’IDU ne s’étonne donc pas que le groupe de travail mette en évidence l’important glissement qui s’est opéré avec les années et recommande en conséquence que la Ville travaille activement à contenir cet écart entre les deux secteurs.

Le rapport St-Gelais reconnaît également que la Loi concernant les milieux humides et hydriques constitue « une forme de contrainte » au développement immobilier et urbain de la ville. Il enjoint à la Ville de continuer le travail de conviction auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques afin de s’assurer que la règlementation qui sera adoptée d’ici le 16 juin soit appropriée.

L’IDU écrira prochainement à la ministre Isabelle Melançon pour porter à son attention les recommandations du rapport St-Gelais et lui faire part de sa suggestion de créer un groupe de travail conjoint entre le ministère, la Ville et des gens d’affaires sur cette question.