
Une nouvelle coalition d’organismes, lancée à l’initiative du Front d’action populaire en réaménagement urbain et du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, se mobilise contre la hausse du coût des logements au Québec.
Regroupant une quinzaine d’organisations sociales et syndicales, elle dénonce l’aggravation de la crise de l’abordabilité et de l’itinérance, particulièrement chez les ménages à faible revenu.
S’appuyant sur des données montrant que des milliers de locataires vivent dans des conditions inadéquates, la coalition estime que les politiques actuelles sont insuffisantes et ne s’attaquent pas aux causes structurelles du problème, notamment le manque de régulation du marché locatif et le déficit de logements sociaux.
Le regroupement met de l’avant trois revendications principales : l’instauration d’un véritable contrôle des loyers, le développement massif de logements sociaux (HLM, coopératives et OSBL) et la reconnaissance du droit au logement dans la législation québécoise.
La coalition critique également l’approche gouvernementale actuelle, jugée trop axée sur le marché, et appelle à des interventions plus ambitieuses pour garantir un accès équitable au logement. Elle prévoit intensifier la mobilisation, notamment lors de la Journée des locataires, afin de faire pression sur les autorités et inscrire ces enjeux au cœur du débat public.