
Rendu architectural de la station, où l’on aperçoit les plafonds de bois et le traitement donné au verre. Vue du côté de la rue Dalhousie.
Le promoteur immobilier Mondev conteste devant les tribunaux les redevances versées pour financer le Réseau express métropolitain (REM), alors que la station Griffintown–Bernard-Landry, qui devait desservir ses projets immobiliers, tarde toujours à voir le jour. Dans un article publié le 13 octobre 2026, La Presse, sous la plume de Vincent Larin, rapporte que l’entreprise réclame à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et à la Ville de Montréal le remboursement de plus de 4,5 millions de dollars.
Les sommes contestées concernent deux projets immobiliers : 2,8 millions de dollars pour l’immeuble résidentiel et commercial Le Laurence, situé dans le Vieux-Montréal, et 1,7 million pour une tour de 162 logements en construction sur la rue Young, dans Griffintown. Selon Mondev, la redevance ne devrait pas être exigible puisque la station prévue à proximité n’a pas été construite et que sa mise en service demeure incertaine.
Instaurée en 2018, la redevance de transport est imposée à certains projets immobiliers situés dans des zones déterminées autour des stations du REM. Les sommes recueillies sont versées à CDPQ Infra pour contribuer au financement du réseau, jusqu’à concurrence de 600 millions de dollars ou de l’échéance prévue de 50 ans. Le mécanisme vise à capter une partie de la plus-value immobilière associée à l’arrivée du transport collectif.
Initialement attendue en 2024, la station Griffintown–Bernard-Landry a ensuite été reportée à 2027, avant que le projet soit mis sur pause pour une durée indéterminée. En juin 2026, CDPQ Infra et ses partenaires ont annoncé le lancement d’une nouvelle phase de planification pour cette station et une autre dans le secteur Bridge-Wellington, afin notamment d’étudier les méthodes de construction et leurs répercussions sur le réseau en service.
La contestation de Mondev soulève ainsi la question du décalage entre le paiement des redevances par les promoteurs et la réalisation des infrastructures censées soutenir leurs développements. L’issue des procédures pourrait avoir des conséquences sur l’application de ce mécanisme de financement immobilier.



