
L’industrie du bâtiment presse le gouvernement du Québec d’aller plus loin et plus vite dans la mise en place d’un cadre réglementaire clair et ambitieux pour décarboner le secteur immobilier. Le Groupe de travail Bâtiment du Partenariat Climat Montréal (PCM) salue l’ouverture de la consultation publique sur la déclaration obligatoire de la performance environnementale de certains bâtiments, mais estime que le règlement proposé ne constitue qu’une première étape.
Adoptée en 2024, la Loi sur la performance environnementale des bâtiments vise à encadrer la divulgation et la cotation de la performance environnementale, ainsi qu’à renforcer les normes de construction et de rénovation. Or, le PCM juge essentiel que le gouvernement accélère la publication d’au moins quatre autres règlements structurants déjà annoncés, notamment sur la cotation environnementale des bâtiments et l’utilisation du gaz naturel, afin de rendre crédible l’objectif de carboneutralité du parc immobilier québécois.
Le groupe de travail souligne que tout nouveau retard risque d’accroître les coûts et les inégalités économiques, malgré le fait que plusieurs entreprises démontrent qu’il est possible de réduire les émissions de GES tout en soutenant la croissance. Il appelle également Québec à accompagner la transformation du parc immobilier par des ressources financières et techniques, des programmes de formation et le développement d’une main-d’œuvre qualifiée.
Enfin, le PCM invite le gouvernement à s’appuyer sur le leadership municipal, notamment celui de la Ville de Montréal, qui progresse dans la mise en œuvre de son règlement sur la divulgation et la cotation des émissions des grands bâtiments. Il rappelle que d’autres villes canadiennes, comme Vancouver et Toronto, intègrent déjà les émissions liées aux matériaux de construction, un enjeu appelé à prendre de plus en plus d’importance.



