Le marché immobilier canadien retrouve progressivement la confiance des investisseurs, selon le rapport Nouvelles tendances dans le marché immobilier canadien 2027, publié par PwC Canada et l’Urban Land Institute (ULI). L’intérêt des investisseurs canadiens pour l’acquisition de propriétés atteint son niveau le plus élevé en 15 ans, tandis que les investissements en immobilier commercial ont totalisé 16,2 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2026, soit leur plus haut niveau depuis le début de 2022, selon les données de CBRE.

Pour 2027, les résidences pour aînés, le commerce de détail et le secteur industriel figurent parmi les catégories d’actifs offrant les perspectives d’investissement les plus intéressantes. Le vieillissement de la population soutient notamment la demande pour les résidences destinées aux aînés. Le commerce de détail profite d’une offre limitée de nouveaux espaces et d’un regain d’intérêt des locataires, tandis que le secteur industriel continue d’attirer les investisseurs, particulièrement pour les locaux de petite et moyenne superficie.

Sur le plan géographique, Calgary, Toronto et Edmonton se démarquent parmi les marchés à surveiller. Toutefois, la situation varie considérablement d’une région et d’une catégorie immobilière à l’autre. À Toronto, par exemple, les immeubles de bureaux haut de gamme et les propriétés industrielles affichent des signes de vigueur, alors que le marché de la copropriété demeure sous pression. À Montréal, des fonds privés profitent de la disponibilité de copropriétés invendues pour acquérir des unités à prix réduit et les convertir en logements locatifs. À Québec, environ 1,3 million de pieds carrés d’espaces industriels étaient en construction au deuxième trimestre de 2026, principalement en raison du développement de centres de données.

Le rapport souligne également que l’amélioration des conditions de financement favorise une reprise graduelle, mais que l’accès aux capitaux demeure inégal. Les prêteurs privilégient les promoteurs établis, les actifs générant des revenus et les projets présentant des garanties financières solides. À l’approche d’une importante vague de refinancement prévue en 2027, les capitaux propres représentent par ailleurs un défi grandissant pour les emprunteurs.

Enfin, l’intelligence artificielle figure parmi les principaux facteurs de transformation du secteur immobilier, notamment en ce qui concerne la gestion et l’exploitation des actifs. Selon PwC Canada et l’ULI, la prochaine phase de croissance reposera sur la capacité des acteurs immobiliers à faire preuve de sélectivité et à s’adapter aux nouvelles réalités économiques, technologiques et opérationnelles.