
Les prix des habitations au Canada, corrigés de l’inflation, ont plus que doublé depuis 2005, une progression supérieure à celle observée dans la plupart des pays développés. C’est ce que révèle une nouvelle analyse de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), qui examine les facteurs expliquant cette évolution et les particularités du marché canadien par rapport à ceux d’autres pays.
Selon l’étude, cette hausse s’explique notamment par un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande. La demande de logements a progressé plus rapidement que la capacité de construction pendant une période plus longue que dans plusieurs pays comparables. Le Canada dispose également de moins de logements par habitant, ce qui accentue sa vulnérabilité aux pressions sur l’abordabilité.
L’analyse cherche à déterminer dans quelle mesure la hausse des prix découle de tendances internationales ou de facteurs propres au marché canadien. Elle met notamment en lumière l’importance des conditions économiques, de la croissance démographique et de la capacité du secteur de la construction à répondre aux besoins en logements.
Pour Aled ab Iorwerth, économiste en chef adjoint de la SCHL, comprendre les raisons de ce déséquilibre est essentiel pour déterminer les changements nécessaires à l’amélioration de l’abordabilité résidentielle.
L’organisme estime que les constats de cette recherche peuvent contribuer à orienter les décisions et les politiques en matière d’habitation, alors que le Canada doit relever le défi d’accroître son parc résidentiel pour mieux répondre aux besoins de sa population.



