
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) souligne l’importance de préserver le parc immobilier existant, alors que près d’un million de logements au Canada nécessitaient des réparations majeures en 2021. Selon une nouvelle analyse de l’organisme, cette situation représente 6,1 % de l’ensemble du parc résidentiel canadien et met en évidence les enjeux liés à la détérioration des logements, particulièrement ceux qui sont abordables.
La proportion de logements nécessitant des travaux importants est nettement plus élevée dans certaines populations et régions. Elle atteint notamment 36 % dans les collectivités autochtones, 26 % au Nunavut et 9,4 % chez les occupants de logements subventionnés. Ces habitations comptent souvent parmi les options les plus abordables et sont occupées par des ménages particulièrement vulnérables sur le plan du logement.
La SCHL rappelle que la construction de nouvelles habitations, bien qu’essentielle pour répondre à la demande, doit s’accompagner d’investissements dans l’entretien et la rénovation des immeubles existants. La perte de logements devenus irrécupérables accentuerait les pressions sur l’offre et l’abordabilité, puisqu’ils devraient éventuellement être remplacés.
Par ailleurs, la détérioration des bâtiments ne représente pas uniquement un enjeu immobilier. Les mauvaises conditions d’habitation peuvent également avoir des conséquences sur la santé et le bien-être des occupants. Pour Mathieu Laberge, économiste en chef de la SCHL, la préservation du parc résidentiel constitue donc un levier important pour maintenir l’offre de logements abordables et améliorer les conditions de vie des ménages.
L’organisme estime ainsi que les efforts consacrés à la construction doivent aller de pair avec des stratégies de rénovation et de maintien en bon état du parc immobilier existant.



