Faits saillants:
• L’activité immobilière au Québec est demeurée soutenue en juillet 2025, avec des ventes résidentielles en hausse par rapport à juillet 2024 : +16 % pour les unifamiliales, +4 % pour les copropriétés et +28 % pour les immeubles de 2 à 5 logements.
• Les prix médians ont poursuivi leur progression, atteignant 470 000 $ pour les unifamiliales (+11 %), 399 000 $ pour les copropriétés (+4 %) et 600 000 $ pour les plex (+20 %). Cette forte pression à la hausse sur les prix est alimentée par des délais de vente raccourcis et la diminution des propriétés à vendre.
• Le nombre de créances hypothécaires en souffrance dans la province a augmenté au cours des 12 derniers mois, comme en témoigne la hausse des hypothèques légales (+17 %) et des préavis d’exercice (+8 %). Cette situation révèle un stress financier croissant chez les propriétaires qui peinent à honorer leurs engagements financiers face aux incertitudes économiques.
• Perspectives : La possibilité d’une relance du marché immobilier, portée par des taux d’intérêt plus bas, est freinée par un climat d’incertitude économique lié aux tarifs douaniers. La trajectoire future du marché dépendra donc de l’équilibre délicat entre la confiance des consommateurs, l’évolution du climat économique global et l’impact des forces régulatrices, qui déterminent si l’opportunité des taux bas peut véritablement l’emporter sur l’anxiété ambiante. A cet égard, l’introduction récente de mesures incitatives gouvernementales pourrait limiter la montée des mauvaises créances et freiner la surchauffe du marché, influençant directement cet équilibre.
SOURCE: JLR



