La tendance des mises en chantier d’habitations au Canada a progressé de 3,2 % en avril pour atteindre 256 777 unités en rythme annualisé, selon la SCHL. Cette donnée correspond à la moyenne mobile de six mois des mises en chantier désaisonnalisées et annualisées.

Le nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier a bondi de 17 % par rapport à mars, passant de 239 747 à 279 317 unités à l’échelle du pays. Malgré cette hausse mensuelle, le nombre réel de mises en chantier dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus a légèrement diminué de 1 % sur un an, à 21 805 logements en avril.

Depuis le début de l’année, le cumul des mises en chantier atteint toutefois 71 011 unités, en hausse de 6 % comparativement à la même période en 2025. Cette progression est principalement attribuable à une augmentation de l’activité en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

Parmi les trois plus grands marchés du pays, Montréal a enregistré une hausse de 21 % des mises en chantier en avril, stimulée par le segment des logements collectifs. Toronto a pour sa part affiché une croissance de 34 %, tandis que Vancouver a connu un recul de 30 % en raison d’une baisse des mises en chantier tant dans les logements collectifs que dans les maisons individuelles.

La SCHL souligne toutefois que la reprise demeure inégale. Selon Kevin Hughes, la récente hausse survient après plusieurs mois de recul, tandis que les données sur les permis de construire indiquent toujours un ralentissement des projets à venir.

L’organisme fédéral publie désormais de nouvelles données sur les permis de construire, les logements en construction et les logements achevés afin d’offrir un portrait plus complet de l’évolution du marché résidentiel canadien.