
L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) rapporte un ralentissement de l’activité immobilière dans la région métropolitaine de Montréal en avril 2026. Selon les données de Centris, 4 744 transactions résidentielles ont été conclues, soit une baisse de 7 % comparativement à la même période l’an dernier, un niveau qui demeure toutefois près de la moyenne des dix dernières années.
Toutes les catégories de propriétés ont enregistré un recul des ventes : les unifamiliales et les copropriétés ont diminué de 7 %, tandis que les plex ont reculé de 9 %. Sur le plan géographique, les six grands secteurs de la RMR ont connu une baisse d’activité, particulièrement à Vaudreuil-Soulanges (-17 %) et à Saint-Jean-sur-Richelieu (-11 %).
Parallèlement, l’offre de propriétés continue de croître. En avril, près de 21 000 inscriptions étaient actives sur Centris, en hausse de 21 % pour les copropriétés, de 10 % pour les plex et de 9 % pour les unifamiliales. Cette augmentation de l’inventaire contribue à détendre graduellement les conditions du marché, bien que celui-ci demeure globalement favorable aux vendeurs. Le segment des copropriétés sur l’île de Montréal affiche toutefois des conditions désormais plus équilibrées.
L’APCIQ note également une modération de la hausse des prix. Le prix médian des maisons unifamiliales a atteint 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an, tandis que celui des plex s’est établi à 865 000 $ (+4 %). Le prix médian des copropriétés est demeuré stable à 425 000 $.
Selon les économistes de l’APCIQ, l’incertitude économique, les tensions géopolitiques et les enjeux d’abordabilité freinent actuellement les acheteurs, particulièrement les premiers acheteurs. L’organisation estime toutefois que les changements annoncés à la taxe de bienvenue et le marché plus équilibré des copropriétés pourraient améliorer l’accessibilité à la propriété au cours des prochains mois.



