
Le marché de l’immobilier commercial au Canada devrait connaître en 2026 un resserrement progressif des conditions dans les grandes villes, alors que les retours obligatoires au bureau stimulent la demande pour les espaces de bureaux, tandis que le secteur industriel reste solide malgré les incertitudes économiques et commerciales.
Selon Royal LePage, l’adoption du télétravail et des modèles hybrides a ralenti la location de bureaux au cours des dernières années, mais le rappel des employés par des entreprises comme la Banque Royale du Canada, Rogers Communications et Starbucks, ainsi que le retour progressif des fonctionnaires fédéraux, redynamise le marché. La demande se concentre sur des bureaux flexibles, bien situés et favorisant la collaboration.
Le secteur industriel continue de bénéficier de la croissance du commerce électronique, de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et du besoin d’entrepôts modernes, malgré une modération récente liée aux tensions commerciales et aux coûts des matières premières. Près de la moitié des experts prévoient une hausse de la demande pour les espaces industriels en 2026.
Les marchés régionaux évoluent à des rythmes différents. Dans le Grand Toronto, la demande pour les bureaux de centre-ville de haute qualité augmente, tandis que l’offre industrielle reste solide mais affectée par les tarifs. À Montréal, les bureaux de classe A se maintiennent, mais les loyers industriels fléchissent légèrement. À Vancouver, le marché des bureaux reste faible au centre-ville, mais l’offre industrielle retrouve un équilibre. Ottawa et Calgary montrent une stabilisation du marché des bureaux et une demande industrielle soutenue, tirée par les secteurs logistique et commercial.
En résumé, le retour au bureau et la résilience structurelle des secteurs industriels devraient soutenir l’immobilier commercial canadien en 2026, avec des variations selon les régions et les classes d’actifs.



