Le marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de Montréal a poursuivi son ralentissement en mai 2026, avec 4 623 ventes conclues, en baisse de 7 % par rapport à la même période l’an dernier. Toutes les catégories de propriétés ont enregistré un recul des transactions, tandis que l’inventaire de propriétés à vendre a augmenté de 14 %, atteignant plus de 21 000 inscriptions actives.

Cette hausse de l’offre, particulièrement marquée dans le segment des copropriétés (+19 %), contribue à détendre progressivement les conditions du marché. Malgré tout, les vendeurs conservent généralement l’avantage, sauf dans certains secteurs du marché de la copropriété, notamment au centre-ville de Montréal, où les acheteurs bénéficient désormais d’un meilleur pouvoir de négociation.

Les prix continuent néanmoins de progresser, quoique plus modérément : le prix médian des maisons unifamiliales a augmenté de 3 %, celui des plex de 6 % et celui des copropriétés de 1 %. Selon l’APCIQ, la hausse du chômage dans le Grand Montréal et le ralentissement de la croissance démographique contribuent à tempérer la demande et à réduire la pression sur les prix.