Selon une analyse mise à jour de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la réduction ou l’élimination des droits d’aménagement pourrait augmenter de 9 % à 14 % le nombre de projets résidentiels financièrement viables dans les villes canadiennes où ces frais sont les plus élevés.

L’étude repose sur une mise à jour des données de 40 municipalités et sur un nouvel outil de modélisation permettant d’évaluer l’impact de ces frais sur la rentabilité des projets immobiliers. La SCHL indique que les effets varient fortement selon les marchés locaux, en fonction du niveau des frais imposés et des conditions de développement.

L’économiste en chef de la SCHL souligne que, bien que la réduction des droits d’aménagement puisse améliorer la viabilité de certains projets, elle ne constitue pas à elle seule une solution suffisante pour résoudre la crise du logement. Une approche plus large serait nécessaire, incluant des ajustements réglementaires et des gains de productivité dans le secteur de la construction.

L’analyse met également en lumière des variations régionales, notamment une hausse des droits dans le Grand Vancouver, alors qu’ils sont demeurés relativement stables en Alberta, en Ontario et au Québec.