
Le marché immobilier de la région métropolitaine de Québec a connu un ralentissement des ventes en avril 2026, mais demeure fortement favorable aux vendeurs, selon les plus récentes données publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). D’après les statistiques de Centris, 1 006 transactions résidentielles ont été réalisées au cours du mois, en baisse de 7 % par rapport à avril 2025. Malgré ce recul, l’activité demeure supérieure à la moyenne des dix dernières années.
Toutes les catégories de propriétés ont enregistré une diminution des ventes, soit 8 % pour les unifamiliales et les plex, ainsi que 6 % pour les copropriétés. Les trois grands secteurs de la région ont également connu un ralentissement, particulièrement la périphérie Nord (-21 %) et la Rive-Sud (-10 %).
L’APCIQ souligne toutefois une augmentation importante de l’offre de propriétés à vendre pour un deuxième mois consécutif, après plus de deux ans de recul. En avril, 2 204 propriétés étaient affichées sur Centris, une hausse de 21 % sur un an. Les copropriétés ont enregistré la plus forte progression des inscriptions (+27 %), suivies des unifamiliales (+20 %) et des plex (+14 %).
Malgré cette amélioration, l’inventaire demeure largement insuffisant pour rééquilibrer le marché. Le nombre de propriétés disponibles reste inférieur de 58 % à la moyenne des dix dernières années, ce qui maintient une forte compétition entre les acheteurs et soutient la croissance des prix. Le prix médian des unifamiliales a bondi de 8 % pour atteindre 486 000 $, celui des copropriétés a progressé de 10 % à 342 000 $, tandis que les plex ont affiché une hausse de 13 % à 565 000 $. Les délais de vente ont également atteint des creux records, avec une moyenne de seulement 15 jours pour vendre une maison unifamiliale.
Selon les économistes de l’APCIQ, l’incertitude économique et les tensions géopolitiques rendent les acheteurs plus prudents depuis le début de 2026. Toutefois, cette prudence continue de s’exercer dans un marché extrêmement tendu, où la demande demeure largement supérieure à l’offre disponible.



